<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php"><title>Actualité de la chambre - UNPI 95</title><description><![CDATA[UNPI 95]]></description><link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://95sarcelles.unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 95</dc:rights><dc:date>2026-04-18</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1031" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1033" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1030" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1029" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1028" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1027" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1026" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1025" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1024" /> <rdf:li rdf:resource="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1023" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1031" > <title>Poutine et l’immobilier français : comment le Tsar du Kremlin est devenu, malgré lui, le meilleur agent immobilier de Paris</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1031</link><dc:date>2026-04-18</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><strong>Le march&eacute; immobilier fran&ccedil;ais a connu mille r&eacute;formes, mille lois, mille rapports parlementaires soporifiques. Mais personne n&rsquo;avait pr&eacute;vu que le facteur le plus disruptif du XXIe si&egrave;cle serait un ancien officier du KGB en veste de cuir, assis &agrave; l&rsquo;autre bout d&rsquo;un table de douze m&egrave;tres de long.</strong></p><p>Permettez-moi de vous poser une question que vos conseillers en gestion de patrimoine n&rsquo;oseront jamais formuler : qui, depuis le d&eacute;but de ce si&egrave;cle, a le plus profond&eacute;ment remodel&eacute; l&rsquo;immobilier fran&ccedil;ais ? Fran&ccedil;ois Hollande avec sa taxe &agrave; 75% ? Non, il a surtout remodel&eacute; la sociologie des exil&eacute;s fiscaux. Emmanuel Macron avec son &ldquo;en m&ecirc;me temps&rdquo; r&eacute;glementaire ? Peut-&ecirc;tre, mais il faudrait d&rsquo;abord qu&rsquo;on sache ce qu&rsquo;il a dit exactement. Non, mes chers lecteurs, le grand architecte invisible du march&eacute; immobilier hexagonal r&eacute;pond au nom de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Et il n&rsquo;a jamais demand&eacute; de permis de construire.</p><h2>Acte I : L&rsquo;argent russe ou comment acheter la Place Vend&ocirc;me avec de la monnaie de singe sophistiqu&eacute;e</h2><p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne commence d&egrave;s les ann&eacute;es 2000, dans la grande euphorie du p&eacute;trole &agrave; 140 dollars le baril. Les oligarques d&eacute;barquent sur la C&ocirc;te d&rsquo;Azur comme des Romains &agrave; Carthage, sauf qu&rsquo;au lieu de sel, ils s&egrave;ment des millions d&rsquo;euros cash dans des appartements haussmanniens. Le 16&egrave;me arrondissement de Paris devient, pour reprendre une formule que j&rsquo;affectionne au barreau, &ldquo;une juridiction extraterritoriale de facto de la F&eacute;d&eacute;ration de Russie.&rdquo;</p><p>Le r&eacute;sultat est math&eacute;matiquement in&eacute;vitable : quand une demande solvente et peu regardante sur le prix s&rsquo;abat sur un march&eacute; d&eacute;j&agrave; tendu, les prix montent. Pour tout le monde. Le petit propri&eacute;taire de Neuilly qui voulait juste vendre son deux-pi&egrave;ces pour financer sa retraite s&rsquo;est retrouv&eacute; millionnaire sans l&rsquo;avoir planifi&eacute;, gr&acirc;ce &agrave; la bienveillante pression inflationniste de Moscou. Merci, Vladimir. Facture envoy&eacute;e.</p><h2>Acte II : Les sanctions ou la grande valse des patrimoines</h2><p>Puis vint le 24 f&eacute;vrier 2022. L&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine. Et avec elle, le spectacle juridico-financier le plus fascinant depuis la faillite de Lehman Brothers pour ceux qui, comme moi, ont le go&ucirc;t du droit et le cuir tann&eacute; par les audiences.</p><p>L&rsquo;Union europ&eacute;enne, dans un &eacute;lan de fermet&eacute; tardif mais spectaculaire, d&eacute;cide de geler les avoirs des oligarques. &ldquo;Gel des avoirs&rdquo; : voil&agrave; une expression qui sonne proprement, presque hygi&eacute;nique. En r&eacute;alit&eacute;, c&rsquo;est un s&eacute;isme jurisprudentiel d&rsquo;une ampleur consid&eacute;rable. Des villas sur la Riviera, des appartements dans le Marais, des ch&acirc;teaux en Normandie achet&eacute;s via des soci&eacute;t&eacute;s civiles imbriqu&eacute;es dans des holdings luxembourgeoises nich&eacute;es dans des trusts chypriotes qui eux-m&ecirc;mes d&eacute;pendaient de fondations liechtensteinoises, tout cela se retrouve soudainement... immobilis&eacute;. Litt&eacute;ralement.</p><p>Les avocats sp&eacute;cialis&eacute;s en droit des sanctions, discipline quasi-inexistante en 2021, sont devenus en 2022 les nouveaux rock stars du barreau. Je les comprends. La complexit&eacute; d&rsquo;un dossier est directement proportionnelle aux honoraires qu&rsquo;il g&eacute;n&egrave;re, et les structures patrimoniales russes sont, il faut le reconna&icirc;tre avec une admiration purement technique, des chefs-d&rsquo;oeuvre d&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; opaque.</p><h2>Acte III : L&rsquo;effet domino ou quand la g&eacute;opolitique fait le DPE &agrave; votre place</h2><p>Mais l&rsquo;influence du Tsar ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas aux seuls oligarques. Pensez-y : la guerre en Ukraine a fait exploser les prix de l&rsquo;&eacute;nergie. Les prix de l&rsquo;&eacute;nergie ont rendu le chauffage au gaz ruineur. Un logement mal isol&eacute; est pass&eacute; du statut de &ldquo;&agrave; r&eacute;nover&rdquo; &agrave; celui de &ldquo;bombe &agrave; retardement financi&egrave;re&rdquo;. Le DPE, ce diagnostic de performance &eacute;nerg&eacute;tique que personne ne lisait avant 2022, est devenu le document le plus angoissant d&rsquo;une transaction immobili&egrave;re, surpassant m&ecirc;me le proc&egrave;s-verbal de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de copropri&eacute;t&eacute;, ce qui n&rsquo;est pas peu dire.</p><p>Poutine a donc, sans le vouloir, acc&eacute;l&eacute;r&eacute; la r&eacute;novation thermique du parc immobilier fran&ccedil;ais plus efficacement que vingt ans de MaPrimeR&eacute;nov&rsquo;. Chapeau bas, m&ecirc;me si le chapeau en question ressemble &agrave; une chapka.</p><p>La hausse des taux directeurs de la BCE, d&eacute;cid&eacute;e en r&eacute;action &agrave; l&rsquo;inflation provoqu&eacute;e notamment par le choc &eacute;nerg&eacute;tique, a ensuite refroidi le march&eacute; immobilier avec la brutalit&eacute; d&rsquo;un plongeon dans la Neva en janvier. Des millions d&rsquo;acqu&eacute;reurs potentiels se sont retrouv&eacute;s exclus du cr&eacute;dit du jour au lendemain. Le march&eacute; s&rsquo;est gripp&eacute;. Les vendeurs ont refus&eacute; de baisser leurs prix. Les acheteurs n&rsquo;avaient plus les moyens de les rejoindre. L&rsquo;immobilier fran&ccedil;ais, dans un silence stup&eacute;fait, s&rsquo;est mis en pause. Merci, Vladimir. Nouvelle facture.</p><h2>Acte IV : Le retour du propri&eacute;taire vertueux</h2><p>Paradoxalement, cette crise a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une v&eacute;rit&eacute; que les propri&eacute;taires bailleurs connaissent depuis toujours mais que les l&eacute;gislateurs semblent d&eacute;couvrir avec l&rsquo;&eacute;tonnement d&rsquo;un g&eacute;ographe red&eacute;couvrant l&rsquo;Am&eacute;rique : un parc immobilier priv&eacute; solide, bien g&eacute;r&eacute;, fiscalement respirable, est un pilier de la stabilit&eacute; sociale. Quand l&rsquo;accession &agrave; la propri&eacute;t&eacute; devient inaccessible, le locatif priv&eacute; n&rsquo;est plus une option r&eacute;siduelle, c&rsquo;est la seule option. Et quand on martyrise fiscalement et r&eacute;glementairement les bailleurs priv&eacute;s au point de les pousser &agrave; vendre, on r&eacute;duit m&eacute;caniquement l&rsquo;offre locative et on aggrave la crise.</p><p>La le&ccedil;on poutinienne, appliqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;envers : les sanctions sur les propri&eacute;taires bailleurs fran&ccedil;ais ont, elles aussi, produit des effets d&eacute;vastateurs. Plafonnement des loyers, encadrement des r&eacute;visions, interdiction de louer les passoires thermiques sans financement de la r&eacute;novation, fiscalit&eacute; confiscatoire sur les revenus fonciers... Quand on somme quelqu&rsquo;un de remplir une mission d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral tout en le taxant comme un ennemi public, il finit par raccrocher son bail.</p><h2>L&rsquo;UNPI 95 : parce qu&rsquo;&ecirc;tre propri&eacute;taire en Val-d&rsquo;Oise ne devrait pas ressembler &agrave; un roman de Dosto&iuml;evski</h2><p>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment dans ce contexte que l&rsquo;UNPI 95, Chambre Syndicale de la Propri&eacute;t&eacute; Immobili&egrave;re du Val-d&rsquo;Oise, prend tout son sens. &Ecirc;tre propri&eacute;taire bailleur aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est naviguer dans un archipel r&eacute;glementaire aussi accueillant que la mer de Barents en novembre. Fiscalit&eacute; des revenus fonciers, DPE, r&eacute;vision des loyers, gestion des impay&eacute;s, assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales de copropri&eacute;t&eacute;, r&eacute;formes successives des baux... L&rsquo;amateur y laisse sa tranquillit&eacute; d&rsquo;esprit. Le non-inform&eacute;, son patrimoine.</p><p>L&rsquo;UNPI 95 est l&agrave; pour &eacute;viter ce naufrage. Avec ses juristes immobiliers, ses notaires, ses avocats sp&eacute;cialis&eacute;s et ses experts-comptables accessibles en consultation gratuite, avec ou sans rendez-vous, elle offre &agrave; ses 15 000 adh&eacute;rents du Val-d&rsquo;Oise ce bien rare : de l&rsquo;information fiable, au bon moment, par des professionnels qui connaissent le march&eacute; local. Des r&eacute;unions th&eacute;matiques r&eacute;guli&egrave;res permettent de rester &agrave; la pointe des &eacute;volutions l&eacute;gislatives, fiscales et jurisprudentielles, sans avoir &agrave; lire soi-m&ecirc;me les circulaires de la Direction G&eacute;n&eacute;rale des Finances Publiques, exercice dont je ne souhaite l&rsquo;exp&eacute;rience &agrave; personne, pas m&ecirc;me &agrave; mes adversaires au pr&eacute;toire. Adh&eacute;rer &agrave; l&rsquo;UNPI 95, c&rsquo;est refuser d&rsquo;&ecirc;tre seul face &agrave; une administration dont la complexit&eacute; est, elle aussi, digne d&rsquo;un roman russe.</p><p><strong>UNPI 95 Sarcelles et environs</strong>&nbsp;5 Avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles T&eacute;l. : 09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78 Email : unpi95sarcelles@unpi.fr</p><h2>&Eacute;pilogue : le Tsar comme r&eacute;v&eacute;lateur</h2><p>L&rsquo;histoire retiendra peut-&ecirc;tre que Vladimir Poutine, en cherchant &agrave; reconstituer l&rsquo;empire sovi&eacute;tique, a surtout r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;montrer l&rsquo;interd&eacute;pendance profonde de nos march&eacute;s immobiliers avec la g&eacute;opolitique mondiale. Que le prix d&rsquo;un appartement &agrave; Cergy d&eacute;pend aussi des d&eacute;cisions d&rsquo;un homme &agrave; Moscou est une r&eacute;alit&eacute; que ni nos codes de l&rsquo;urbanisme ni nos plans locaux d&rsquo;urbanisme n&rsquo;avaient anticip&eacute;e.</p><p>Cela devrait, a minima, inciter nos gouvernants &agrave; traiter les propri&eacute;taires bailleurs non comme des suspects fiscaux en libert&eacute; conditionnelle, mais comme les acteurs essentiels qu&rsquo;ils sont dans la cha&icirc;ne du logement.</p><p>Sinon, pour paraphraser le Tsar lui-m&ecirc;me dans un de ses rares moments de lucidit&eacute; g&eacute;opolitique : quand on n&rsquo;a pas les moyens de sa politique, on a la politique de ses moyens.</p><p>Et en immobilier comme ailleurs, les moyens, &ccedil;a se prot&egrave;ge.</p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&rsquo;UNPI 95</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1033" > <title>Le propriétaire français : serf du XXIe siècle</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1033</link><dc:date>2026-04-18</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Par Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></p><p>Il existe en France une esp&egrave;ce animale particuli&egrave;rement remarquable. On la tond r&eacute;guli&egrave;rement. On r&eacute;glemente ses mouvements avec une cr&eacute;ativit&eacute; sans limites. Et quand elle se plaint, on lui explique qu&#39;elle devrait avoir honte, parce que se plaindre quand on poss&egrave;de quelque chose, c&#39;est franchement ind&eacute;cent.</p><p>Cette esp&egrave;ce, c&#39;est le propri&eacute;taire immobilier fran&ccedil;ais.</p><p>Ce qui est fascinant, au sens entomologique, presque admiratif, c&#39;est que ce syst&egrave;me ne date pas d&#39;hier. Il a &eacute;t&eacute; perfectionn&eacute; sur mille ans. L&#39;acharnement fiscal et r&eacute;glementaire que subissent les propri&eacute;taires aujourd&#39;hui n&#39;est pas une anomalie historique. C&#39;est l&#39;aboutissement logique, coh&eacute;rent, presque &eacute;l&eacute;gant d&#39;une tradition nationale ininterrompue. On a juste chang&eacute; les mots.</p><h2>Mille ans de constance fiscale, ou l&#39;art de repeindre la m&ecirc;me cage</h2><p><strong>Taille. Champart. Cens. Mainmorte.</strong> Ces mots du Moyen &Acirc;ge sonnent comme des sortil&egrave;ges de Donjons et Dragons. Mais derri&egrave;re eux se cache une m&eacute;canique d&#39;une modernit&eacute; saisissante : le seigneur accordait au paysan le droit d&#39;habiter sa terre, et en &eacute;change pr&eacute;levait une fraction de sa production, une taxe pour transmettre son bien, une redevance pour moudre son bl&eacute;. Toi tu entretiens, moi j&#39;encaisse.</p><p>Aujourd&#39;hui on appelle &ccedil;a taxe fonci&egrave;re, droits de mutation, droits de succession, pr&eacute;l&egrave;vements sociaux sur les revenus locatifs et IFI. Les noms ont chang&eacute;. L&#39;architecture, non. La mainmorte m&eacute;di&eacute;vale est devenue nos droits de succession, et entre un concubin survivant tax&eacute; &agrave; 60% au d&eacute;c&egrave;s de son partenaire et un serf m&eacute;di&eacute;val qu&eacute;mandant l&#39;autorisation seigneuriale pour h&eacute;riter, la diff&eacute;rence est surtout esth&eacute;tique. Le serf avait au moins affaire &agrave; quelqu&#39;un en personne.</p><p>La R&eacute;volution sembla tout changer. Le 4 ao&ucirc;t 1789, la D&eacute;claration des Droits de l&#39;Homme proclame la propri&eacute;t&eacute; &quot;droit naturel et imprescriptible.&quot; Les propri&eacute;taires exult&egrave;rent, trois semaines. Parce que la R&eacute;publique co&ucirc;te cher, et la solution fut d&#39;une originalit&eacute; d&eacute;concertante : taxer la valeur locative cadastrale, les revenus hypoth&eacute;tiques que vous pourriez <em>potentiellement</em> tirer de la location de votre bien. Qu&#39;il soit lou&eacute; ou non. Vide ou habit&eacute;. En &eacute;tat ou en ruine. En 1789, on taxait d&eacute;j&agrave; un revenu fictif sur un bien r&eacute;el. Ce syst&egrave;me fut imm&eacute;diatement qualifi&eacute; de &quot;source de grandes injustices&quot; par ceux qui venaient de l&#39;inventer. C&#39;est beau comme du Moli&egrave;re. Napol&eacute;on &eacute;crira ensuite que la propri&eacute;t&eacute;, c&#39;est le droit de jouir et disposer &quot;de la mani&egrave;re la plus absolue&quot;, imm&eacute;diatement suivi, en tout petit, de : &quot;sous les modifications &eacute;tablies par les lois.&quot; M&ecirc;me Bonaparte se m&eacute;nageait une sortie.</p><p>Fr&eacute;d&eacute;ric Bastiat, au XIXe si&egrave;cle, observait nos gouvernants avec la patience d&#39;un chercheur face &agrave; une esp&egrave;ce incurable. Il notait qu&#39;ils voient l&#39;imp&ocirc;t comme une &quot;ros&eacute;e f&eacute;condante&quot;, et leur r&eacute;pondait avec une douceur assassine : demandez-vous si ce n&#39;est pas pr&eacute;cis&eacute;ment l&#39;imp&ocirc;t qui pompe l&#39;humidit&eacute; du sol et le dess&egrave;che. C&#39;&eacute;tait en 1850. On croit lire le rapport de la Cour des Comptes 2024. R&eacute;sultat cent soixante-quinze ans plus tard : la France est le pays d&#39;Europe o&ugrave; le stock de capital est le plus tax&eacute;, &agrave; 4% du PIB, contre 1,1% en Allemagne. Bastiat appr&eacute;cierait la constance, &agrave; d&eacute;faut du r&eacute;sultat.</p><h2>Millionnaire sur le papier, serf dans les faits</h2><p>Dans mon cabinet, je re&ccedil;ois des profils que tout oppose : le m&eacute;decin g&eacute;n&eacute;raliste qui loue une chambre de bonne parisienne achet&eacute;e comme premier investissement, l&#39;artisan qui a h&eacute;rit&eacute; d&#39;un F3 en province et d&eacute;couvre avec stupeur ce que &quot;g&eacute;rer un bien locatif&quot; signifie concr&egrave;tement en termes de charges et de normes, le cadre sup&eacute;rieur qui s&#39;est constitu&eacute; un petit patrimoine de trois appartements en vingt ans d&#39;efforts. Aucun ne se pense riche. Bercy, lui, a parfois un avis diff&eacute;rent. Laissez-moi vous pr&eacute;senter le cas qui illustre le mieux l&#39;absurdit&eacute; du syst&egrave;me, non pas comme portrait-robot de mes clients, mais comme r&eacute;v&eacute;lateur d&#39;une m&eacute;canique fiscale qui broie indistinctement les petits et les moyens.</p><p>Patrimoine affich&eacute; : 1,1 million d&#39;euros. Fortune mobilisable imm&eacute;diatement : 15 000 euros. R&eacute;sidence principale : 500 000 euros, achet&eacute;e 180 000 euros en 2002. Un petit immeuble de rapport g&eacute;n&eacute;rant 1 400 euros de loyers bruts mensuels, dont il faut d&eacute;duire 650 euros de charges, travaux et taxe fonci&egrave;re. Un studio parisien h&eacute;rit&eacute; &eacute;valu&eacute; &agrave; 280 000 euros. R&eacute;sultat concret ? Notre millionnaire roule en Dacia mill&eacute;sime 2015, s&eacute;journe en Bretagne pendant ses cong&eacute;s et tergiverse trois jours avant de remplacer sa chaudi&egrave;re d&eacute;faillante. Mais techniquement, administrativement, fiscalement : il est riche. Bercy l&#39;affirme, la chose est donc av&eacute;r&eacute;e.</p><p>Ce paradoxe de Schr&ouml;dinger, simultan&eacute;ment riche selon Bercy et insolvable selon son banquier, repose sur une base de calcul d&#39;une fra&icirc;cheur remarquable : la taxe fonci&egrave;re est assise sur des valeurs locatives cadastrales &eacute;tablies en 1970. Avant internet. Avant l&#39;euro. Avant la naissance de la quasi-totalit&eacute; de ses locataires. Elle a n&eacute;anmoins augment&eacute; de 37% en moyenne nationale en dix ans, et jusqu&#39;&agrave; 88% dans certaines communes. La r&eacute;vision est annonc&eacute;e pour 2026, apr&egrave;s cinquante-six ans d&#39;atermoiements o&ugrave; chaque g&eacute;n&eacute;ration de responsables a reconnu l&#39;absurdit&eacute; du syst&egrave;me et transmis le dossier &agrave; son successeur avec le sourire soulag&eacute; de quelqu&#39;un qui passe un colis pi&eacute;g&eacute;.</p><p>Entrons dans les chiffres, puisque personne ne semble vouloir le faire. Un T4 de 90 m&sup2; &agrave; Sarcelles, achet&eacute; autour de 180 000 euros, lou&eacute; 950 euros par mois &agrave; une famille. Revenus bruts annuels : 11 400 euros. Apr&egrave;s taxe fonci&egrave;re (1 500 euros, en hausse de 30% en dix ans), charges de copropri&eacute;t&eacute;, assurance, travaux et gestion : 5 400 euros avant imp&ocirc;t. Ajoutez IR &agrave; 30% et pr&eacute;l&egrave;vements sociaux &agrave; 17,2% : le rendement net tombe &agrave; moins de 2% par an. Le Livret A, lui, est &agrave; 3%. Sans risque. Sans travaux. Sans impay&eacute;s. Sans proc&eacute;dure d&#39;expulsion qui dure dix-huit mois pendant lesquels le propri&eacute;taire continue de payer ses charges. Pourquoi s&#39;emb&ecirc;ter &agrave; loger une famille ? La question est rh&eacute;torique. La r&eacute;ponse du march&eacute;, elle, ne l&#39;est pas : depuis 2017, le Val-d&#39;Oise a perdu 25 &agrave; 30% de ses logements en location chez les propri&eacute;taires personnes physiques. Les loyers ont progress&eacute; de 30 &agrave; 35%. Moins d&#39;offre, plus de loyers, plus de d&eacute;tresse locative, et toujours plus de r&eacute;glementation pour corriger les d&eacute;g&acirc;ts de la r&eacute;glementation pr&eacute;c&eacute;dente. Le cercle est vertueux. Pour Bercy, s&#39;entend.</p><p>Quant au DPE, il m&eacute;rite une mention particuli&egrave;re dans le panth&eacute;on de l&#39;ing&eacute;niosit&eacute; r&eacute;glementaire fran&ccedil;aise. Au Moyen &Acirc;ge, une lettre royale vous accordait des droits. Aujourd&#39;hui, une lettre F ou G vous retire celui de louer votre propre bien. On a invers&eacute; le sens de la correspondance, l&#39;arbitraire, lui, est rest&eacute; intact. Le propri&eacute;taire doit r&eacute;nover pour pouvoir louer, mais pour r&eacute;nover, il lui faut les revenus locatifs qu&#39;il ne percevra plus s&#39;il ne r&eacute;nove pas. Ce syllogisme kafka&iuml;en est, je vous le confirme en qualit&eacute; d&#39;avocat, parfaitement l&eacute;gal. Il a sorti entre 200 000 et 300 000 logements du parc locatif. L&#39;&Eacute;tat cr&eacute;e la p&eacute;nurie qu&#39;il pr&eacute;tend combattre, et le fait avec une remarquable r&eacute;gularit&eacute; depuis deux si&egrave;cles.</p><h2>Le scandale que personne ne nomme : le Qatar paie z&eacute;ro</h2><p>Pendant que le contribuable fran&ccedil;ais croule sous 45,3% du PIB en pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires, une op&eacute;ration se pr&eacute;pare discr&egrave;tement &agrave; Poissy.</p><p>J&#39;ai eu l&#39;occasion d&#39;exposer en d&eacute;tail cette affaire dans ces colonnes <em>(PSG &agrave; Poissy : anatomie d&#39;une haute trahison &eacute;conomique)</em>. J&#39;y reviens ici parce qu&#39;elle cristallise avec une clart&eacute; chirurgicale l&#39;asym&eacute;trie fondamentale du syst&egrave;me.</p><p>Le PSG, propri&eacute;t&eacute; du fonds souverain qatari QSI, n&eacute;gocie le rachat de 50 hectares du site Stellantis pour y construire son &quot;PSG Land&quot; : stade de 60 000 places, h&ocirc;tels, boutiques. Un projet de plus d&#39;un milliard d&#39;euros. Stellantis paiera entre 28 et 52 millions d&#39;euros d&#39;imp&ocirc;ts sur la plus-value. Le Qatar ? Z&eacute;ro euro. La convention fiscale franco-qatarie, modifi&eacute;e discr&egrave;tement en 2008 sans d&eacute;bat parlementaire approfondi, exon&egrave;re totalement les plus-values immobili&egrave;res r&eacute;alis&eacute;es en France par l&#39;&Eacute;tat qatari et les entit&eacute;s qu&#39;il contr&ocirc;le. Mieux encore : le Qatar b&eacute;n&eacute;ficiera d&#39;un cr&eacute;dit d&#39;imp&ocirc;t de 40% sur les co&ucirc;ts de d&eacute;pollution du site, soit une subvention publique indirecte de 20 &agrave; 40 millions d&#39;euros. Aucun autre pays signataire d&#39;un trait&eacute; fiscal avec la France ne b&eacute;n&eacute;ficie d&#39;une telle exemption. Ni les &Eacute;tats-Unis. Ni le Royaume-Uni. Ni les &Eacute;mirats.</p><p>Des s&eacute;nateurs ont d&eacute;nonc&eacute; cette anomalie d&egrave;s 2018. R&eacute;ponse du minist&egrave;re de l&#39;&Eacute;conomie : langue de bois bureaucratique, qualit&eacute; grand cru. Sous Sarkozy qui l&#39;a sign&eacute;, sous Hollande, sous Macron : m&ecirc;me inertie. M&ecirc;me silence.</p><p>La question qui devrait agiter tout contribuable est pourtant simple : si l&#39;exon&eacute;ration de plus-values est justifi&eacute;e pour &quot;attirer l&#39;investissement &eacute;tranger&quot;, pourquoi ne pas l&#39;accorder aussi aux propri&eacute;taires bailleurs fran&ccedil;ais qui investissent dans le parc locatif et logent des familles fran&ccedil;aises sur le sol fran&ccedil;ais ? La r&eacute;ponse est g&ecirc;nante : parce que notre propri&eacute;taire de Sarcelles ne dispose pas d&#39;un fonds souverain pour n&eacute;gocier en apart&eacute; avec Bercy. Il dispose d&#39;un courrier recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception. C&#39;est moins efficace.</p><h2>La grande illusion de la justice fiscale</h2><p>Sur la &quot;justice fiscale&quot;, permettons-nous un moment de contact avec les chiffres, exercice rare dans ce d&eacute;bat.</p><p>Les 10% les plus ais&eacute;s contribuent &agrave; plus de 30% des pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires. Les 1% les plus riches paient pr&egrave;s de 25% de l&#39;imp&ocirc;t sur le revenu. 57% des Fran&ccedil;ais sont b&eacute;n&eacute;ficiaires nets de la redistribution. Ce n&#39;est pas un enfer d&#39;injustice fiscale. C&#39;est le syst&egrave;me le plus redistributif du monde occidental, qui redistribue massivement, et dont les services publics s&#39;effondrent quand m&ecirc;me. 80 milliards pour l&#39;&Eacute;ducation nationale : des r&eacute;sultats PISA catastrophiques. 300 milliards pour la sant&eacute; : six heures d&#39;attente aux urgences pour un nourrisson. La Cour des comptes refuse de certifier les comptes de la CNAF depuis 2022. On d&eacute;pense autant que Copenhague pour obtenir moins que Bucarest. Le probl&egrave;me n&#39;est pas le taux. Il est ce qu&#39;on en fait.</p><p>Nos responsables ont n&eacute;anmoins trouv&eacute; la martingale : taxer davantage les tr&egrave;s riches. R&eacute;sultat, avant m&ecirc;me le vote final de la taxe Zucman : 13,8 milliards d&#39;euros transf&eacute;r&eacute;s vers l&#39;assurance-vie luxembourgeoise en 2024, soit une hausse de 58%. Record historique. L&#39;&Eacute;tat n&#39;a strictement rien encaiss&eacute;. La m&ecirc;me histoire s&#39;&eacute;tait jou&eacute;e avec l&#39;ISF entre 1989 et 2017 : fuite estim&eacute;e entre 143 et 200 milliards, neuf euros de richesse d&eacute;truits pour chaque euro r&eacute;colt&eacute;. La gauche conna&icirc;t ces chiffres. Elle vote quand m&ecirc;me. On appelle &ccedil;a la constance.</p><p>Qui trinque ? Jamais les ultra-riches, leurs actifs financiers sont mobilisables en quelques clics, et Gen&egrave;ve est &agrave; quelques heures de voyage. Toujours les classes moyennes sup&eacute;rieures, dont 70 &agrave; 80% du patrimoine est en immobilier. La pierre ne se d&eacute;localise pas aux Ca&iuml;mans. Elle est l&agrave;, visible, cadastr&eacute;e, parfaitement immobile. Taxer l&#39;immobilier, c&#39;est taxer les classes moyennes. Le reste est litt&eacute;rature.</p><h2>Ce qu&#39;il faudrait faire, si tant est qu&#39;on le veuille</h2><p>Je suis avocat, pas d&eacute;put&eacute;, mais le droit enseigne que les probl&egrave;mes r&eacute;els appellent des solutions pr&eacute;cises, pas des incantations. En voici trois.</p><p><strong>Premi&egrave;rement</strong>, plafonner la hausse annuelle de taxe fonci&egrave;re &agrave; l&#39;inflation pour tout bailleur personne physique d&eacute;tenant moins de dix logements. La r&eacute;vision des valeurs locatives de 1970 est in&eacute;vitable et n&eacute;cessaire, elle ne doit pas devenir le choc fiscal que certaines communes ont d&eacute;j&agrave; anticip&eacute; avec une cr&eacute;ativit&eacute; tarifaire de 88% en dix ans.</p><p><strong>Deuxi&egrave;mement</strong>, conditionner strictement toute interdiction de louer li&eacute;e au DPE &agrave; l&#39;octroi effectif et pr&eacute;alable d&#39;une aide &agrave; la r&eacute;novation dans les six mois suivant la notification. Interdire de louer sans financer la mise aux normes est juridiquement contestable, &eacute;conomiquement suicidaire, et moralement intenable quand l&#39;&Eacute;tat est lui-m&ecirc;me incapable de certifier ses propres comptes. Que MaPrimeR&eacute;nov&#39; soit accessible, lisible et vers&eacute;e dans des d&eacute;lais humains : c&#39;est le minimum syndical.</p><p><strong>Troisi&egrave;mement</strong>, ren&eacute;gocier ou d&eacute;noncer la convention fiscale franco-qatarie de 2008. Qu&#39;un &Eacute;tat accorde &agrave; un fonds souverain &eacute;tranger des avantages fiscaux sup&eacute;rieurs &agrave; ceux dont b&eacute;n&eacute;ficient ses propres citoyens sur leur propre sol n&#39;est pas une politique d&#39;attractivit&eacute;. C&#39;est une capitulation n&eacute;goci&eacute;e. Des s&eacute;nateurs r&eacute;clament cette ren&eacute;gociation depuis 2018. Six ans de silence suffisent.</p><h2>La pierre ne fuit pas. Elle, au moins.</h2><p>Depuis mille ans, la r&eacute;ponse de l&#39;&Eacute;tat fran&ccedil;ais &agrave; la question &quot;comment financer nos ambitions ?&quot; a toujours &eacute;t&eacute; la m&ecirc;me : taxer la pierre. Parce que la pierre ne fuit pas. Elle est l&agrave;, cadastr&eacute;e, parfaitement immobile, et donc parfaitement imposable.</p><p>Pendant ce temps, 13,8 milliards filent au Luxembourg en quelques clics. Le Qatar empoche ses plus-values en franchise d&#39;imp&ocirc;t &agrave; Poissy. Et notre propri&eacute;taire de Sarcelles continue de recevoir son avis de taxe fonci&egrave;re, sa mise en demeure li&eacute; au DPE et sa notification d&#39;encadrement des loyers, le tout en recommand&eacute; avec accus&eacute; de r&eacute;ception, naturellement. L&#39;&Eacute;tat aime les preuves.</p><p>La vraie question n&#39;est pas &eacute;conomique. Elle est existentielle. &Agrave; quel niveau de pr&eacute;l&egrave;vements, de normes et de contraintes cumul&eacute;es la propri&eacute;t&eacute; immobili&egrave;re cesse-t-elle d&#39;&ecirc;tre un droit pour devenir une concession administrative r&eacute;vocable &agrave; tout moment par une lettre de l&#39;alphabet ?</p><p>Le serf du XIIe si&egrave;cle et le propri&eacute;taire du XXIe partagent une fraternit&eacute; que personne n&#39;enseigne &agrave; l&#39;&eacute;cole : tous deux ont consacr&eacute; l&#39;essentiel de leur &eacute;nergie &agrave; entretenir un patrimoine dont une fraction significative alimente, par des m&eacute;canismes toujours plus sophistiqu&eacute;s, une autorit&eacute; dont la l&eacute;gitimit&eacute; est pos&eacute;e comme axiome.</p><p>La diff&eacute;rence ? Le serf savait au moins qu&#39;il &eacute;tait serf.</p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1030" > <title>Les Huîtres d'Ouzbékistan : La Vérité Fiscale que Bercy ne Veut pas Entendre</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1030</link><dc:date>2026-04-14</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Par Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></p><p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size:20px;">Un pays sans mer, une taxe sans hu&icirc;tres, une politique du logement sans logique : bienvenue dans le r&eacute;el.</span></strong></p><p>En 1921, les autorit&eacute;s sovi&eacute;tiques fra&icirc;chement install&eacute;es en Ouzb&eacute;kistan d&eacute;cr&egrave;tent une taxe sur les hu&icirc;tres. L&#39;Ouzb&eacute;kistan, rappelons-le pour les g&eacute;ographes distraits, est l&#39;un des deux seuls pays au monde doublement enclav&eacute; : entour&eacute; exclusivement de pays eux-m&ecirc;mes sans acc&egrave;s &agrave; la mer. Il se trouve &agrave; environ quatre mille kilom&egrave;tres du premier mollusque vivant. La mer Caspienne, la plus proche, n&#39;est pas une mer. Et le lac Aral, lui, est en train de mourir, ce qui est une autre histoire fiscale pour un autre article.</p><p>Le d&eacute;cret est sign&eacute;. Il est appliqu&eacute;. Avec z&egrave;le, naturellement, comme tout ce que produit un appareil bureaucratique convaincu de sa propre utilit&eacute; cosmique.</p><p><strong>La taxe sur ce qui n&#39;existe pas : un genre litt&eacute;raire sovi&eacute;tique</strong></p><p>L&#39;administration sovi&eacute;tique avait compris, bien avant nos &eacute;narques, une v&eacute;rit&eacute; fondamentale : le meilleur imp&ocirc;t est celui que le contribuable ne peut pas contester, faute de savoir exactement ce qu&#39;il paie. Taxer les hu&icirc;tres en Ouzb&eacute;kistan, c&#39;est le chef-d&#39;oeuvre absolu du genre. Personne n&#39;en poss&egrave;de. Donc personne ne proteste. La recette est nulle, le co&ucirc;t administratif est colossal, et des fonctionnaires justifient leur existence en contr&ocirc;lant scrupuleusement l&#39;absence totale d&#39;ostr&eacute;iculture sur les rives du Syr-Daria.</p><p>C&#39;est beau. C&#39;est m&ecirc;me &eacute;mouvant.</p><p>Et c&#39;est, &agrave; quelques d&eacute;tails pr&egrave;s, le mod&egrave;le qu&#39;a choisi la France pour taxer les propri&eacute;taires bailleurs depuis une d&eacute;cennie.</p><p>La m&eacute;canique est rigoureusement identique : on cr&eacute;e une fiscalit&eacute; si punitive sur une activit&eacute; qu&#39;elle fait progressivement dispara&icirc;tre ladite activit&eacute;, puis on s&#39;&eacute;tonne que le rendement de l&#39;imp&ocirc;t soit d&eacute;cevant, puis on durcit la fiscalit&eacute; pour compenser. Le propri&eacute;taire bailleur fran&ccedil;ais est l&#39;hu&icirc;tre ouzb&egrave;ke du XXIe si&egrave;cle : officiellement recens&eacute;, lourdement impos&eacute;, et de plus en plus introuvable sur le march&eacute; locatif.</p><p><strong>Les chiffres, eux, ne sont pas une fable</strong></p><p>Taux marginal d&#39;imposition sur les revenus fonciers : jusqu&#39;&agrave; 62,2% en incluant les pr&eacute;l&egrave;vements sociaux. Pour m&eacute;moire, c&#39;est le taux que les r&eacute;volutionnaires de 1789 auraient qualifi&eacute; de confiscatoire et qui aurait d&eacute;clench&eacute;, au minimum, une p&eacute;tition vigoureuse. Aujourd&#39;hui il d&eacute;clenche un article, ce qui est la forme moderne de la Jacquerie, et nettement moins efficace.</p><p>Dans le Val-d&#39;Oise, d&eacute;partement que je d&eacute;fends &agrave; la t&ecirc;te de l&#39;UNPI 95, les propri&eacute;taires qui arbitrent en faveur de la vente plut&ocirc;t que de la location se comptent par milliers chaque ann&eacute;e. Ils ne vendent pas parce que le march&eacute; est florissant. Ils vendent parce que rester bailleur est devenu, fiscalement, une activit&eacute; dont le rendement net apr&egrave;s imp&ocirc;ts, travaux obligatoires, normes &eacute;nerg&eacute;tiques et encadrement des loyers, ressemble &agrave; celui d&#39;un livret A g&eacute;r&eacute; par un pessimiste chronique.</p><p>Pendant ce temps, la demande locative explose. Cergy, Pontoise, Argenteuil : des villes enti&egrave;res o&ugrave; des familles cherchent un logement d&eacute;cent et ne trouvent plus rien &agrave; louer, parce que les propri&eacute;taires qui auraient pu louer ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; vendre, &agrave; des acheteurs qui, faute de cr&eacute;dit, ne peuvent pas acheter. C&#39;est ce que les &eacute;conomistes appellent une destruction de march&eacute;. C&#39;est ce que j&#39;appelle le syndrome de l&#39;hu&icirc;tre ouzb&egrave;ke.</p><p><strong>La loi de conservation de l&#39;absurde</strong></p><p>Le d&eacute;cret de Tachkent fut abrog&eacute; en 1937. Non pas parce qu&#39;un fonctionnaire courageux en avait signal&eacute; l&#39;inanit&eacute;, mais parce qu&#39;il fut remplac&eacute; par une taxe sur les produits de la p&ecirc;che lacustre applicable au lac Aral. Lequel lac, comme chacun sait, a depuis quasiment disparu de la surface de la Terre, emportant avec lui l&#39;assiette fiscale correspondante.</p><p>Ce n&#39;est pas une m&eacute;taphore. C&#39;est un mode op&eacute;ratoire.</p><p>En France, on ne supprime pas un imp&ocirc;t absurde. On le remplace par un imp&ocirc;t plus complexe, appliqu&eacute; &agrave; une assiette r&eacute;tr&eacute;cie, assorti d&#39;une notice explicative de quarante pages et d&#39;un r&eacute;gime transitoire de six ans. C&#39;est ce que les fiscalistes appellent entre eux, dans le secret feutr&eacute; de leurs cabinets, la loi de conservation de la charge fiscale : la mati&egrave;re imposable change de forme, elle ne dispara&icirc;t jamais du Code G&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts. Elle s&#39;y incruste, s&#39;y stratifie, s&#39;y fossilise. Comme une hu&icirc;tre. Ouzb&egrave;ke.</p><p><strong>Ce que r&eacute;clame l&#39;UNPI, sans m&eacute;taphore cette fois</strong></p><p>L&#39;Union Nationale de la Propri&eacute;t&eacute; Immobili&egrave;re ne demande pas que les propri&eacute;taires bailleurs soient trait&eacute;s en bienfaiteurs de l&#39;humanit&eacute;. Elle demande simplement qu&#39;ils cessent d&#39;&ecirc;tre trait&eacute;s comme des hu&icirc;tres ouzb&egrave;kes : impos&eacute;s sur une activit&eacute; que la fiscalit&eacute; elle-m&ecirc;me rend &eacute;conomiquement irrationnelle.</p><p>Concr&egrave;tement : r&eacute;tablir un m&eacute;canisme d&#39;amortissement pour les bailleurs personnes physiques. R&eacute;former les pr&eacute;l&egrave;vements sociaux sur les revenus fonciers. Cesser de croire qu&#39;encadrer les loyers augmente l&#39;offre locative, postulat qui est &agrave; l&#39;&eacute;conomie ce que la taxe ouzb&egrave;ke sur les hu&icirc;tres est &agrave; la gastronomie : une id&eacute;e s&eacute;duisante dans un monde qui n&#39;existe pas.</p><p><strong>&Eacute;pilogue</strong></p><p>Je ne sais pas si les fonctionnaires qui r&eacute;dig&egrave;rent en 1921 le d&eacute;cret sur la taxation des hu&icirc;tres ouzb&egrave;kes dormaient bien la nuit. J&#39;esp&egrave;re que oui. J&#39;esp&egrave;re qu&#39;ils &eacute;taient convaincus de l&#39;utilit&eacute; de leur travail, de la rigueur de leur raisonnement, et de la solidit&eacute; de leur analyse &eacute;conomique.</p><p>Parce que si tel est le cas, ils ont de nombreux h&eacute;ritiers spirituels &agrave; Bercy.</p><p>Et eux aussi, visiblement, dorment tr&egrave;s bien.</p><p><em>Note de l&#39;auteur : Le d&eacute;cret sovi&eacute;tique de 1921 sur la taxation des hu&icirc;tres en Ouzb&eacute;kistan est une fable. Je l&#39;ai invent&eacute;. Le taux d&#39;imposition de 62,2% sur les revenus fonciers, la p&eacute;nurie locative dans le Val-d&#39;Oise, et l&#39;effondrement du nombre de bailleurs personnes physiques, en revanche, sont parfaitement r&eacute;els. Je vous laisse d&eacute;cider ce qui est le plus invraisemblable.</em></p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier est avocat fiscaliste au Barreau de Paris et Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95 (Union Nationale de la Propri&eacute;t&eacute; Immobili&egrave;re du Val-d&#39;Oise).</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1029" > <title>Propriétaire bailleur : le sport de combat que personne ne vous a vendu</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1029</link><dc:date>2026-03-30</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size:24px;">Propri&eacute;taire bailleur : le sport de combat que personne ne vous a vendu</span></strong><br /><em>Par Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></p><p>Vous avez &eacute;conomis&eacute; pendant vingt ans. Vous avez renonc&eacute; aux vacances aux Maldives, aux montres suisses, aux d&icirc;ners en &eacute;toiles. Vous avez plac&eacute; vos pr&eacute;cieux deniers dans la pierre, cette valeur refuge mill&eacute;naire, ce grand classique rassurant que vos parents vous ont vant&eacute; entre la blanquette de veau et le baba au rhum. La pierre, c&#39;est solide. La pierre, &ccedil;a ne ment pas. La pierre, c&#39;est votre retraite.</p><p>Permettez-moi, tr&egrave;s cher futur propri&eacute;taire bailleur, de vous accueillir dans la r&eacute;alit&eacute;.</p><h3><strong>Bienvenue dans le parcours du combattant version haussmannien.</strong></h3><p>L&#39;&Eacute;tat, dans sa grande mansu&eacute;tude, a d&eacute;cid&eacute; que poss&eacute;der un bien immobilier &eacute;tait &agrave; peu pr&egrave;s aussi bien tol&eacute;r&eacute; socialement que d&#39;afficher des revenus en Suisse. Alors il a mis en place, avec une cr&eacute;ativit&eacute; digne d&#39;admiration, un dispositif complet d&#39;&eacute;puisement patrimonial. Jugez plut&ocirc;t : hausse des taux d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts, refus bancaires en s&eacute;rie, indexation des loyers plafonn&eacute;e &agrave; 3,5 % en application de l&#39;article 3 de la loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989 quand l&#39;inflation d&eacute;passe les 10 %, logements qualifi&eacute;s de &quot;passoires thermiques&quot; bient&ocirc;t interdits de location en vertu de la loi Climat et R&eacute;silience du 22 ao&ucirc;t 2021 (art. 160 et s.), explosion des charges de copropri&eacute;t&eacute; non r&eacute;cup&eacute;rables au sens du d&eacute;cret n&deg; 87-713 du 26 ao&ucirc;t 1987, interdiction de louer en meubl&eacute; touristique dans les grandes agglom&eacute;rations au titre de l&#39;article L. 631-7 du Code de la construction et de l&#39;habitation, encadrement des loyers instaur&eacute; par la loi ELAN du 23 novembre 2018, permis de louer pr&eacute;vu aux articles L. 635-1 et suivants du CCH, flamb&eacute;e de la taxe fonci&egrave;re, imposition fr&ocirc;lant les 47,20 % sur les revenus locatifs nets entre imp&ocirc;t sur le revenu et pr&eacute;l&egrave;vements sociaux... Et si par miracle vous survivez &agrave; tout cela et constituez un patrimoine digne de ce nom, l&#39;&Eacute;tat vous r&eacute;serve un cadeau annuel, fid&egrave;le comme un calendrier de l&#39;Avent : l&#39;IFI, instaur&eacute; par la loi de finances pour 2018 aux articles 964 et suivants du Code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts. Joyeux 1er janvier.</p><p>Mais ces emb&ucirc;ches-l&agrave;, au moins, sont visibles. Elles figurent dans les journaux, sur les plateaux de t&eacute;l&eacute;vision, dans les tribunes indign&eacute;es. On peut s&#39;y pr&eacute;parer, &agrave; peu pr&egrave;s, avec un bon comptable et un avocat encore meilleur.</p><p>Ce qui est vraiment vicieux, c&#39;est le reste.</p><h3><strong>L&#39;art subtil du pi&egrave;ge invisible</strong></h3><p>Prenons un exemple savoureux. Vous achetez une chambre de bonne parisienne. Charmante id&eacute;e : un pied-&agrave;-terre que vous louerez pour arrondir les fins de mois, loin des al&eacute;as boursiers. Vous signez, vous payez, vous pavoisez. Puis vous lisez le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;. Et l&agrave;, coup de th&eacute;&acirc;tre digne d&#39;Agatha Christie : une clause parfaitement licite au regard de l&#39;article 8 de la loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 vous interdit de louer ce bien &agrave; quiconque ne serait pas d&eacute;j&agrave; occupant ou copropri&eacute;taire d&#39;un appartement attenant dans le m&ecirc;me immeuble. La Cour d&#39;appel de Paris l&#39;a confirm&eacute;, sans ciller, dans un arr&ecirc;t du 9 f&eacute;vrier 2022 (CA Paris, ch. 4-2, n&deg; 17/12819). Votre chambre de bonne est d&eacute;sormais un mus&eacute;e priv&eacute;. Magnifique.</p><p>Voulant &eacute;viter les d&eacute;gradations locatives, vous vous dites que la cave, elle, sera plus sage. Spoiler : la cave peut ne pas &ecirc;tre la v&ocirc;tre. Dans les vieux immeubles parisiens, les num&eacute;ros des plans ne correspondent quasiment jamais aux num&eacute;ros des lots de copropri&eacute;t&eacute;. Votre cave est peut-&ecirc;tre occup&eacute;e depuis trente ans par votre voisine du troisi&egrave;me. Et elle pourrait se pr&eacute;valoir de la prescription acquisitive, autrement dit de l&#39;usucapion, ce m&eacute;canisme juridique qui permettrait d&#39;acqu&eacute;rir la propri&eacute;t&eacute; d&#39;un bien par le seul effet du temps qui passe, &agrave; condition de r&eacute;unir les conditions pos&eacute;es par les articles 2258 et suivants du Code civil : une possession continue, non interrompue, paisible, publique et non &eacute;quivoque. La jurisprudence a d&#39;ailleurs admis, &agrave; plusieurs reprises, la possibilit&eacute; d&#39;acqu&eacute;rir par usucapion des parties privatives ou communes d&#39;une copropri&eacute;t&eacute; (Cass. 3e civ., 30 avr. 2003, n&deg; 01-15.078 ; Cass. 3e civ., 24 oct. 2007, n&deg; 06-19.260 ; Cass. 3e civ., 11 juill. 2019, n&deg; 18-17.771), voire des lots entiers (Cass. 3e civ., 8 oct. 2015, n&deg; 14-16.071). Rien n&#39;est automatique, mais le risque est bien r&eacute;el. Bienvenue en droit romain, au XXIe si&egrave;cle.</p><p>Et si vous avez eu l&#39;audace d&#39;acqu&eacute;rir un lot dans une copropri&eacute;t&eacute; en difficult&eacute;, croyant faire une bonne affaire, vous d&eacute;couvrirez les joies de l&#39;administrateur provisoire. Cet &eacute;lectron libre, nomm&eacute; par le pr&eacute;sident du tribunal judiciaire en application de l&#39;article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965, dispose des pleins pouvoirs du syndic et d&#39;une bonne partie de ceux de l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. Ses d&eacute;cisions approuvant comptes et budgets pr&eacute;visionnels sont d&eacute;finitives et ex&eacute;cutoires de plein droit. Vous ne pouvez pas les contester. Vous payez, un point c&#39;est tout. La Cour de cassation l&#39;a rappel&eacute; avec une implacable clart&eacute; (Cass. 3e civ., 26 oct. 2022, n&deg; 21-12.674) : une ville peut m&ecirc;me vous facturer des travaux ex&eacute;cut&eacute;s d&#39;office apr&egrave;s un arr&ecirc;t&eacute; de p&eacute;ril, et ce quand bien m&ecirc;me le juge administratif aurait annul&eacute; ledit arr&ecirc;t&eacute;, sur le fondement de l&#39;enrichissement sans cause consacr&eacute; par l&#39;article 1303 du Code civil. Vous ne vous &eacute;tiez pas enrichi sans cause ? Peu importe, les juges d&eacute;cident.</p><h3><strong>L&#39;UNPI 95 : votre gilet pare-balles juridique</strong></h3><p>C&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment pour ne pas affronter seul ce champ de mines que l&#39;UNPI 95, la Chambre des Propri&eacute;taires et Copropri&eacute;taires du Val-d&#39;Oise, existe. Dirig&eacute;e par des professionnels qui connaissent le droit immobilier comme leur poche, l&#39;UNPI 95 accompagne les propri&eacute;taires bailleurs &agrave; chaque &eacute;tape : r&eacute;daction et v&eacute;rification des baux, conseils juridiques personnalis&eacute;s, assistance en cas de litige avec un locataire, d&eacute;cryptage de la fiscalit&eacute; immobili&egrave;re, d&eacute;fense de vos droits face aux exc&egrave;s r&eacute;glementaires. La consultation est gratuite pour les adh&eacute;rents. Parce que votre temps est pr&eacute;cieux&nbsp;et parce que l&#39;ignorance juridique co&ucirc;te infiniment plus cher qu&#39;un bon conseil.</p><p>UNPI 95 : 5 avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles. T&eacute;l. 09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78. Site : 95sarcelles.unpi.org</p><h3><strong>Alors, on fait quoi ?</strong></h3><p>On ne d&eacute;sesp&egrave;re pas. L&#39;immobilier reste, malgr&eacute; tout, un investissement de long terme pertinent, &agrave; condition d&#39;y entrer les yeux grands ouverts et bien entour&eacute;. Lire le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; avant de signer, v&eacute;rifier les lots en sous-sol, fuir comme la peste les copropri&eacute;t&eacute;s sous administration provisoire sans audit pr&eacute;alable, et se faire accompagner par un avocat comp&eacute;tent : voil&agrave; le minimum vital.</p><p>La pierre ne ment pas, c&#39;est vrai. Mais elle ne parle pas non plus. Et dans le silence du notaire press&eacute;, du vendeur souriant et du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; en taille 8, se cachent parfois de belles surprises.</p><p>La vie de propri&eacute;taire bailleur n&#39;est pas un long fleuve tranquille.</p><p>C&#39;est un sport de combat.</p><p>&Eacute;quipez-vous en cons&eacute;quence.</p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1028" > <title>Les journalistes et l'immobilier : chronique d'une incompréhension amoureuse</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1028</link><dc:date>2026-03-25</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p>Permettez-moi de commencer par un aveu de professionnel &eacute;puis&eacute; : j&#39;ai lu, en l&#39;espace d&#39;une seule semaine de janvier dernier, un article expliquant que &quot;les loyers flambent&quot;, un autre titrant &quot;les loyers chutent&quot;, et un troisi&egrave;me, dans le m&ecirc;me journal, assurant que &quot;les loyers stagnent dangereusement&quot;. Chapeau l&#39;artiste. Schr&ouml;dinger n&#39;aurait pas fait mieux avec son chat.</p><p>Le journaliste sp&eacute;cialis&eacute; en immobilier est un &ecirc;tre fascinant que la zoologie n&#39;a pas encore suffisamment r&eacute;pertori&eacute;. Il poss&egrave;de deux &eacute;tats permanents et simultan&eacute;s : l&#39;indignation morale et l&#39;ignorance technique. Ce n&#39;est pas un reproche, c&#39;est presque une vocation. On ne na&icirc;t pas sp&eacute;cialiste immobilier dans une r&eacute;daction, on y tombe, g&eacute;n&eacute;ralement parce que le coll&egrave;gue qui couvrait le sujet avant vous est parti faire du yoga &agrave; Bali apr&egrave;s sa troisi&egrave;me erreur sur les r&egrave;gles de la loi Pinel. Le Covid nous a offert une illustration saisissante du ph&eacute;nom&egrave;ne : les cha&icirc;nes d&#39;information en continu ont alors produit une g&eacute;n&eacute;ration spontan&eacute;e de t&eacute;l&eacute;-toubib, experts autoproclam&eacute;s du virus, du vaccin, de l&#39;immunit&eacute; collective et de la gestion des stocks de masques, qui ont meubl&eacute; des milliers d&#39;heures d&#39;antenne avec la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; de celui qui n&#39;a aucun compte &agrave; rendre. La guerre en Ukraine a imm&eacute;diatement fourni la m&ecirc;me m&eacute;canique, version k&eacute;pi : des g&eacute;n&eacute;raux de plateau surgis de nulle part, pointant des cartes avec l&#39;assurance tranquille du strat&egrave;ge qui n&#39;a jamais command&eacute; autre chose qu&#39;un plateau-repas. L&#39;immobilier, dans ce paysage, n&#39;est qu&#39;un cas particulier d&#39;un mal g&eacute;n&eacute;ral : la parole t&eacute;l&eacute;visuelle a horreur du vide, et elle le remplit avec ce qu&#39;elle a sous la main. H&eacute;las.</p><h3><strong>Le propri&eacute;taire : ce personnage de roman noir</strong></h3><p>Dans la grammaire journalistique contemporaine, le propri&eacute;taire bailleur occupe la m&ecirc;me case s&eacute;mantique que le banquier de Wall Street dans un film des ann&eacute;es 80 : riche, cynique, forc&eacute;ment sp&eacute;culateur, et de pr&eacute;f&eacute;rence absent lors des catastrophes naturelles qu&#39;il a lui-m&ecirc;me provoqu&eacute;es. La caricature est tellement install&eacute;e qu&#39;elle n&#39;a m&ecirc;me plus besoin de se justifier. On &eacute;crit &quot;les propri&eacute;taires&quot; comme on &eacute;crit &quot;les requins&quot; : le lecteur sait d&eacute;j&agrave; &agrave; quoi s&#39;en tenir. Il faut dire que la profession journalistique ob&eacute;it &agrave; une loi d&#39;airain que personne ne conteste : un chien qui mord une vieille dame n&#39;int&eacute;resse personne. Mais une vieille dame qui mord un chien, &ccedil;a, &ccedil;a m&eacute;rite la une. Le propri&eacute;taire l&eacute;s&eacute; par son locataire, c&#39;est le chien. Le propri&eacute;taire qui expulse, c&#39;est la vieille dame. Vous avez compris le principe.</p><p>Ce que nos amis journalistes peinent &agrave; saisir, c&#39;est que le propri&eacute;taire bailleur fran&ccedil;ais moyen, c&#39;est Monsieur Dupont, 67 ans, qui a mis toute sa vie dans un T2 &agrave; Argenteuil pour compl&eacute;ter une retraite que l&#39;&Eacute;tat lui a g&eacute;n&eacute;reusement calcul&eacute;e &agrave; 1.140 euros. Monsieur Dupont ne poss&egrave;de pas de piscine. Il poss&egrave;de une chaudi&egrave;re qui lui co&ucirc;te les yeux de la t&ecirc;te et un locataire dont le dossier &eacute;tait &quot;solide&quot; selon l&#39;agence immobili&egrave;re il y a trois ans.</p><p>Mais bon. &quot;Rentier saigne du nez&quot; &ccedil;a fait moins de clics que &quot;sp&eacute;culateur immobilier &eacute;touffe le march&eacute;&quot;.</p><h3><strong>La fiscalit&eacute; immobili&egrave;re : le sujet que tout le monde commente et personne ne comprend</strong></h3><p>C&#39;est sur ce terrain pr&eacute;cis que le sport journalistique atteint des sommets olympiques. Chaque r&eacute;forme fiscale donne lieu &agrave; des tribunes apocalyptiques ou triomphantes, selon la ligne &eacute;ditoriale, sans que jamais personne ne daigne expliquer la diff&eacute;rence entre le r&eacute;gime r&eacute;el et le micro-foncier, entre la plus-value &agrave; court terme et l&#39;abattement pour dur&eacute;e de d&eacute;tention, entre la taxe fonci&egrave;re et la taxe d&#39;habitation, cette derni&egrave;re ayant d&#39;ailleurs &eacute;t&eacute; supprim&eacute;e pour les r&eacute;sidences principales depuis 2023, information que certains articles ignorent encore avec une constance admirable.</p><p>J&#39;ai une th&eacute;orie : les journalistes &eacute;conomiques ont tous, dans leur pass&eacute;, eu une mauvaise exp&eacute;rience avec un formulaire 2044. C&#39;est une blessure d&#39;enfance. &Ccedil;a ne se gu&eacute;rit pas. &Ccedil;a se retourne contre les propri&eacute;taires.</p><h3><strong>Le march&eacute; immobilier : mort tous les trimestres depuis 2008</strong></h3><p>&quot;Le march&eacute; immobilier s&#39;effondre.&quot; Ce titre a &eacute;t&eacute; publi&eacute;, avec des variantes stylistiques mineures, approximativement toutes les six semaines depuis la crise des subprimes. &Agrave; ce rythme, le march&eacute; immobilier fran&ccedil;ais serait aujourd&#39;hui &agrave; moins dix m&egrave;tres sous terre, quelque part entre les os de Cro-Magnon et une ligne de m&eacute;tro parisienne abandonn&eacute;e.</p><p>La v&eacute;rit&eacute;, moins sexy mais obstin&eacute;ment r&eacute;elle, c&#39;est que l&#39;immobilier ob&eacute;it &agrave; des cycles. Des cycles longs. Des cycles que l&#39;on ne peut pas expliquer en 800 signes avec un encadr&eacute; choc et une photo de fa&ccedil;ade haussmannienne. Le probl&egrave;me n&#39;est pas que les journalistes mentent. Le probl&egrave;me est qu&#39;ils ont besoin de vous parler tous les jours d&#39;un march&eacute; qui, lui, se parle sur dix ans.</p><h3><strong>Ce que l&#39;UNPI 95 fait, concr&egrave;tement, pendant que les articles s&#39;&eacute;crivent</strong></h3><p>Pendant que la presse nationale d&eacute;couvre tous les quatre matins que &quot;poss&eacute;der un bien immobilier est compliqu&eacute;&quot;, l&#39;UNPI 95 fait quelque chose d&#39;infiniment moins glamour et infiniment plus utile : elle aide les propri&eacute;taires du Val-d&#39;Oise &agrave; ne pas couler.</p><p>Conseil juridique, accompagnement fiscal, d&eacute;cryptage des r&eacute;formes l&eacute;gislatives, gestion des litiges locatifs, orientation face au labyrinthe administratif de la r&eacute;novation &eacute;nerg&eacute;tique, l&#39;UNPI 95 est le traducteur entre la loi telle qu&#39;elle est vot&eacute;e et la r&eacute;alit&eacute; telle qu&#39;elle se vit, &agrave; Sarcelles, &agrave; Cergy, &agrave; Pontoise, &agrave; Gonesse. Consultations gratuites, permanences r&eacute;guli&egrave;res, interlocuteurs humains qui connaissent votre dossier et pas seulement votre code postal.</p><p>C&#39;est le genre de service dont les journalistes ne parlent jamais, parce que &quot;association d&eacute;fend propri&eacute;taire face &agrave; formulaire Cerfa&quot; ne d&eacute;chire pas la une. Et pourtant.</p><p><strong>UNPI 95 - Chambre des Propri&eacute;taires et Copropri&eacute;taires Associ&eacute;s</strong> 5 avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles T&eacute;l. : 09 73 51 14 60 / Mobile : 06 95 98 98 78 Site : 95sarcelles.unpi.org</p><h3><strong>Les exceptions qui confirment la r&egrave;gle, et qui nous sauvent de la d&eacute;pression</strong></h3><p>Il serait intellectuellement malhonn&ecirc;te, et franchement ingrat, de noyer tout le monde dans le m&ecirc;me fleuve de d&eacute;sinformation. Il existe, dans le paysage m&eacute;diatique fran&ccedil;ais, quelques journalistes qui ont d&eacute;cid&eacute;, courageusement et &agrave; contre-courant, de traiter l&#39;immobilier et la fiscalit&eacute; comme des sujets s&eacute;rieux m&eacute;ritant une analyse s&eacute;rieuse. J&#39;en parle avec d&#39;autant plus de conviction que j&#39;en ai fait l&#39;exp&eacute;rience directe : Vincent Nahan, Alexandre Devecchio, tous deux pass&eacute;s par Atlantico, et Kimberley Bort et Gabriel Mabille, actuellement en poste, m&#39;ont accord&eacute; des interviews dans lesquelles la question pos&eacute;e n&#39;&eacute;tait pas &quot;les propri&eacute;taires sont-ils des monstres ?&quot; mais &quot;comment fonctionne r&eacute;ellement le syst&egrave;me ?&quot;.</p><p>Et cette histoire m&eacute;rite d&#39;&ecirc;tre racont&eacute;e honn&ecirc;tement. Quand Atlantico m&#39;a propos&eacute; de r&eacute;diger mon premier article, aux alentours du 15 janvier 2013, le journal &eacute;tait jeune, presque fragile, sans le prestige ni la notori&eacute;t&eacute; qu&#39;il a acquis depuis. Moi-m&ecirc;me, je d&eacute;butais ma carri&egrave;re d&#39;avocat. Nous &eacute;tions deux d&eacute;butants, en quelque sorte, qui se faisaient mutuellement confiance sans que rien ne l&#39;exige vraiment. Ce premier article portait sur la taxation des CDD et ses effets contre-productifs sur l&#39;emploi. Sujet aride. Lectorat incertain. R&eacute;sultat : un deuxi&egrave;me article. Puis un troisi&egrave;me. Puis cent treize. Treize ans plus tard, Atlantico est devenu une r&eacute;f&eacute;rence. Et moi, j&#39;esp&egrave;re avoir un peu grandi aussi. C&#39;est cela, une histoire incroyable : non pas un coup d&#39;&eacute;clat, mais une fid&eacute;lit&eacute; tranquille et r&eacute;ciproque qui s&#39;est construite article apr&egrave;s article, sans contrat, sans obligation, sans censure.</p><p>Je ne parle pas en touriste : 113 articles publi&eacute;s en 13 ans dans leurs colonnes, ce n&#39;est pas une collaboration, c&#39;est une conviction. J&#39;ai eu l&#39;honneur de publier ailleurs, dans des colonnes autrement plus prestigieuses. Mais j&#39;y ai &eacute;galement rencontr&eacute; ce que l&#39;on appelle pudiquement la censure soft : ce silence poli, ce coup de crayon discret, cette soudaine indisponibilit&eacute; &eacute;ditoriale d&egrave;s que le propos devenait trop pr&eacute;cis, trop d&eacute;rangeant, trop r&eacute;el. Cette censure-l&agrave; n&#39;a jamais exist&eacute; dans les colonnes d&#39;Atlantico. Pas une seule fois en treize ans. Et si cette libert&eacute; a un nom, il faut avoir l&#39;honn&ecirc;tet&eacute; de le citer : c&#39;est S&eacute;bastien Ferjou, fondateur et directeur d&#39;Atlantico, qui relit personnellement les articles, les accepte ou les refuse, et qui a syst&eacute;matiquement accept&eacute; chacune de mes contributions, qu&#39;elles soient des interviews, des tribunes ou des colonnes spontan&eacute;es. Cent treize fois sur cent treize. Ce n&#39;est pas de la chance. C&#39;est une ligne &eacute;ditoriale. C&#39;est peut-&ecirc;tre la d&eacute;finition la plus honn&ecirc;te du journalisme libre : non pas l&#39;absence d&#39;opinion, mais l&#39;absence de peur.</p><h3><strong>&Eacute;pilogue sans concession</strong></h3><p>Je ne demande pas aux journalistes de devenir fiscalistes. Je ne demande pas aux chroniqueurs immobiliers de passer le barreau. Je demande simplement, avec la modestie caract&eacute;ristique de l&#39;avocat fiscaliste un lundi matin, qu&#39;avant de titrer &quot;les propri&eacute;taires font fortune pendant que la France se loge mal&quot;, quelqu&#39;un v&eacute;rifie si Monsieur Dupont et sa chaudi&egrave;re d&#39;Argenteuil sont bien dans la cat&eacute;gorie &quot;fortune&quot;.</p><p>Il est possible qu&#39;il ne le soit pas.</p><p>Il est m&ecirc;me probable.</p><p>Mais &ccedil;a, c&#39;est une information. Et l&#39;information, comme l&#39;immobilier, se m&eacute;rite.</p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em><button aria-label="Retry" data-testid="action-bar-retry" type="button"></button></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1027" > <title>Le chien robot sait tout. Et c'est bien là le problème !</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1027</link><dc:date>2026-03-24</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size:24px;">Le chien robot sait tout. Et c&#39;est bien l&agrave; le probl&egrave;me.</span><br /><span style="font-size:18px;">L&#39;intelligence artificielle est probablement plus forte que vous sur l&#39;immobilier. Je dis &quot;probablement&quot; par politesse.</span></p><h3><strong>Il y a d&eacute;sormais un chien dans l&#39;immeuble</strong></h3><p>Il s&#39;appelle Spot. Il est fabriqu&eacute; par Boston Dynamics, une entreprise dont les ing&eacute;nieurs ont visiblement d&eacute;cid&eacute; que les cauchemars de science-fiction manquaient de d&eacute;bouch&eacute;s commerciaux concrets. Ce quadrup&egrave;de grimpe des escaliers, traverse des gravats, mesure des surfaces en 3D, d&eacute;tecte les fissures invisibles &agrave; l&#39;oeil nu, et produit un rapport d&#39;inspection complet avant que vous ayez trouv&eacute; une place de stationnement. Des promoteurs fran&ccedil;ais l&#39;utilisent d&eacute;j&agrave;. Des gestionnaires d&#39;actifs l&#39;envoient inspecter leurs immeubles. Spot ne se plaint pas du trajet. Il ne demande pas de ticket restaurant. Il ne part pas en vacances en ao&ucirc;t. Sur ces trois points pr&eacute;cis, il surpasse d&eacute;j&agrave; la majorit&eacute; des prestataires que j&#39;ai crois&eacute;s en vingt ans de carri&egrave;re.</p><p>Derri&egrave;re lui, toute une arm&eacute;e d&#39;algorithmes : ils valorisent vos biens, pr&eacute;disent vos impay&eacute;s, optimisent vos charges, r&eacute;digent vos baux, calculent vos rendements locatifs, anticipent vos obligations fiscales. En 90 secondes chrono. Avec un enthousiasme que je trouve, personnellement, l&eacute;g&egrave;rement ind&eacute;cent.</p><p>Et honn&ecirc;tement ? Ces outils sont puissants. Il serait malhonn&ecirc;te de ma part, et surtout juridiquement imprudent, de pr&eacute;tendre que l&#39;intelligence artificielle fait des erreurs grossi&egrave;res sur le droit immobilier fran&ccedil;ais. Elle en fait de moins en moins. Elle progresse &agrave; une vitesse qui devrait m&#39;inqui&eacute;ter davantage que je ne l&#39;admets publiquement.</p><p>Mais voil&agrave; ce que personne ne vous dit dans le slide de pr&eacute;sentation. Et comme je suis avocat, dire ce que personne ne dit est &agrave; peu pr&egrave;s la seule chose que je fasse gratuitement.</p><h3><strong>La puissance n&#39;est pas le probl&egrave;me. Le dialogue l&#39;est.</strong></h3><p>L&#39;IA n&#39;est pas limit&eacute;e par sa capacit&eacute; &agrave; traiter le droit. Elle est limit&eacute;e par la qualit&eacute; de ce que vous lui donnez &agrave; m&acirc;cher.</p><p>Pour obtenir une r&eacute;ponse parfaite d&#39;un algorithme, il faut lui poser la bonne question. Avec les bons &eacute;l&eacute;ments. Dans le bon ordre. En n&#39;omettant aucune variable pertinente. Or, savoir quelles variables sont pertinentes dans une situation juridique et fiscale complexe... c&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que vous n&#39;avez pas encore appris. Sans quoi vous ne seriez pas en train de lire un article d&#39;avocat un dimanche matin, ce qui n&#39;est objectivement pas une activit&eacute; de loisir.</p><p>La communication entre humains &eacute;tait d&eacute;j&agrave; un art difficile, truff&eacute; de malentendus, de non-dits, de choses que l&#39;on croit &eacute;videntes et qui ne le sont jamais. Avec une machine qui ne devine rien, ne ressent rien, et ne relance jamais d&#39;elle-m&ecirc;me sur ce que vous n&#39;avez pas pens&eacute; &agrave; mentionner, la complexit&eacute; change de nature. Elle ne dispara&icirc;t pas. Elle se d&eacute;place. Elle devient invisible. Ce qui, dans le domaine juridique, est exactement l&agrave; o&ugrave; elle fait le plus de d&eacute;g&acirc;ts.</p><p>Le propri&eacute;taire bailleur qui ne sait pas que l&#39;&acirc;ge de son locataire est juridiquement pertinent pour un cong&eacute; pour reprise ne pensera jamais &agrave; le mentionner &agrave; l&#39;algorithme. Il obtiendra une r&eacute;ponse techniquement impeccable &agrave; une question incompl&egrave;te. Et il ne saura m&ecirc;me pas qu&#39;elle &eacute;tait incompl&egrave;te. C&#39;est le paradoxe fondamental de notre &eacute;poque : l&#39;outil est plus fort que vous, mais il ne peut aller que l&agrave; o&ugrave; vous le guidez. Ce qui revient &agrave; confier les cl&eacute;s d&#39;une Formule 1 &agrave; quelqu&#39;un qui n&#39;a pas encore son permis de conduire, en lui pr&eacute;cisant que le v&eacute;hicule est parfaitement fiable.</p><h3><strong>Les vraies questions que l&#39;IA vous pose sans le savoir</strong></h3><p>Laissez-moi &ecirc;tre concret. Voici ce qui se passe r&eacute;ellement quand vous, propri&eacute;taire bailleur particulier du Val d&#39;Oise, vous confrontez &agrave; l&#39;intelligence artificielle sur vos sujets du quotidien.</p><p><strong>&quot;L&#39;algorithme me dit que mon loyer est sous-&eacute;valu&eacute; de 18%. Je le r&eacute;vise comment ?&quot;</strong></p><p>L&#39;IA a raison sur le constat. Ce qu&#39;elle ne sait pas, parce que vous ne le lui avez pas dit, c&#39;est que votre bail ne contient pas de clause de r&eacute;vision. Sans cette clause, vous ne pouvez rien faire, l&eacute;galement, quelles que soient les conclusions de l&#39;algorithme. Vos 18% resteront une frustration num&eacute;rique sans aucune traduction comptable. Et si la clause existe mais que vous avez rat&eacute; la date anniversaire de r&eacute;vision, vous perdez l&#39;augmentation pour l&#39;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e, d&eacute;finitivement, sans recours. L&#39;IA ne vous a pas pos&eacute; cette question. Vous ne saviez pas qu&#39;il fallait la poser. Tout le monde est de bonne foi. Personne n&#39;est rembours&eacute;.</p><p><strong>&quot;La plateforme me g&eacute;n&egrave;re un bail en 90 secondes. C&#39;est suffisant ?&quot;</strong></p><p>Techniquement, ce bail sera souvent correct. La vraie question est : correct pour quelle situation ? Votre locataire a 70 ans et des revenus modestes ? Il b&eacute;n&eacute;ficie d&#39;un r&eacute;gime de protection sp&eacute;cifique qui contraint vos possibilit&eacute;s de cong&eacute;, que le bail standard n&#39;anticipe pas, parce que le bail standard ne vous a pas demand&eacute; l&#39;&acirc;ge de votre locataire, consid&eacute;rant sans doute que c&#39;&eacute;tait indiscret. Vous avez achet&eacute; ce bien en indivision avec votre fr&egrave;re ? Cela change les modalit&eacute;s de reprise. Vous envisagez de revendre dans trois ans ? La strat&eacute;gie de r&eacute;daction du bail aujourd&#39;hui n&#39;est pas la m&ecirc;me qu&#39;&agrave; horizon ind&eacute;fini. L&#39;algorithme a g&eacute;n&eacute;r&eacute; un document propre, bien format&eacute;, avec toutes les mentions l&eacute;gales en ordre. Il n&#39;a pos&eacute; aucune de ces questions. Il ne savait pas qu&#39;il devait les poser. Et vous non plus. C&#39;est ce qu&#39;on appelle, dans le milieu juridique, une situation parfaite.</p><p><strong>&quot;L&#39;IA calcule mon rendement net &agrave; 4,2%. Ma fiscalit&eacute; est-elle optimis&eacute;e ?&quot;</strong></p><p>Le rendement brut, n&#39;importe quel algorithme le calcule. Le rendement net fiscal apr&egrave;s optimisation, c&#39;est une autre affaire, qui n&eacute;cessite qu&#39;on s&#39;assoie et qu&#39;on parle s&eacute;rieusement, de pr&eacute;f&eacute;rence avant la d&eacute;claration et non apr&egrave;s le redressement. &Ecirc;tes-vous au micro-foncier ou au r&eacute;el ? D&eacute;duisez-vous la totalit&eacute; des charges d&eacute;ductibles, y compris les int&eacute;r&ecirc;ts d&#39;emprunt, les frais de gestion, les travaux d&#39;entretien ? Avez-vous envisag&eacute; le d&eacute;ficit foncier imputable sur votre revenu global &agrave; hauteur de 10 700 euros par an ? Votre situation rend-elle pertinent un passage en LMNP ? Ces questions valent entre plusieurs centaines et plusieurs milliers d&#39;euros par an selon les cas. L&#39;IA vous a donn&eacute; un chiffre. Un beau chiffre. Un chiffre rassurant. Un chiffre qui ne tient pas compte de votre tranche marginale d&#39;imposition, de votre r&eacute;gime matrimonial, ni de vos projets patrimoniaux &agrave; cinq ans. Mais il &eacute;tait tr&egrave;s bien pr&eacute;sent&eacute;.</p><p><strong>&quot;Mon locataire est en difficult&eacute;. Comment g&eacute;rer &ccedil;a ?&quot;</strong></p><p>C&#39;est ici que la limite de l&#39;IA est la plus criante, et la plus humaine. N&eacute;gocier un &eacute;ch&eacute;ancier avec un locataire en d&eacute;tresse, trouver le ton exact entre fermet&eacute; et empathie, sentir le moment o&ugrave; l&#39;arrangement amiable est encore possible et celui o&ugrave; il ne l&#39;est plus : c&#39;est de la psychologie pure, et la psychologie ne se prompt pas. L&#39;IA ne lit pas la d&eacute;tresse d&#39;un locataire &agrave; travers ce qu&#39;il ne dit pas. Elle ne choisit pas les mots qui d&eacute;samorcent une situation avant qu&#39;elle ne devienne un dossier. La diff&eacute;rence entre un accord trouv&eacute; en quinze minutes et une proc&eacute;dure contentieuse de dix-huit mois tient parfois &agrave; une phrase prononc&eacute;e au bon moment, par quelqu&#39;un qui comprend les deux parties et qui a, accessoirement, d&eacute;j&agrave; v&eacute;cu ce genre de conversation. Spot le chien robot, pour toutes ses qualit&eacute;s ind&eacute;niables, n&#39;a encore jamais regard&eacute; un locataire dans les yeux. Et &ccedil;a se voit.</p><h3><strong>C&#39;est exactement pour &ccedil;a que l&#39;UNPI 95 existe</strong></h3><p>Ce que vous venez de lire, c&#39;est le portrait fid&egrave;le de la solitude du propri&eacute;taire bailleur particulier. Pas la solitude technologique : les outils ne manquent pas, ils se multiplient m&ecirc;me &agrave; une cadence qui force le respect et l&#39;inqui&eacute;tude en proportions &agrave; peu pr&egrave;s &eacute;gales. C&#39;est la solitude de celui qui ne sait pas quelles questions poser, qui ignore ce qu&#39;il ignore, et qui prend des d&eacute;cisions incompl&egrave;tes avec la tranquille assurance de celui qui a quand m&ecirc;me tap&eacute; sa question dans un moteur de recherche.</p><p>L&#39;UNPI 95 est pr&eacute;cis&eacute;ment con&ccedil;ue pour combler cet &eacute;cart. Pas en rempla&ccedil;ant la technologie. En faisant ce que la technologie ne peut pas faire : engager le vrai dialogue, poser les questions que vous n&#39;auriez pas pens&eacute; &agrave; formuler, comprendre votre situation dans sa totalit&eacute; avant de vous donner une r&eacute;ponse. Un professionnel qui vous re&ccedil;oit, vous &eacute;coute, vous interroge sur ce que vous n&#39;avez pas dit, et construit avec vous une r&eacute;ponse adapt&eacute;e &agrave; votre r&eacute;alit&eacute;. Pas &agrave; une situation type. Pas &agrave; la moyenne statistique d&#39;un propri&eacute;taire bailleur du Val d&#39;Oise. &Agrave; vous.</p><p>Fiscalit&eacute; locative, r&eacute;vision de loyer, r&eacute;daction et analyse de bail, contentieux locatif, copropri&eacute;t&eacute;, droits que vous avez et que personne ne vous a jamais pris le temps d&#39;expliquer clairement : c&#39;est le quotidien de l&#39;UNPI 95, install&eacute;e au 5 avenue Paul Herb&eacute; &agrave; Sarcelles, joignable au 09 73 51 14 60 et au 06 95 98 98 78. Consultations juridiques gratuites. Par des professionnels qui connaissent le Val d&#39;Oise et ses r&eacute;alit&eacute;s de terrain, et qui, contrairement &agrave; Spot, peuvent vous serrer la main en arrivant.</p><h3><strong>&Eacute;pilogue</strong></h3><p>Spot le chien robot continuera d&#39;inspecter des immeubles. Les algorithmes continueront de progresser. Le r&eacute;sultat final sera parfois &eacute;poustouflant. Je le dis sans ironie et avec une pointe d&#39;admiration que je garde pour moi en public.</p><p>Mais entre la puissance d&#39;un outil et la qualit&eacute; de ce qu&#39;il produit pour vous, il y a un pont. Ce pont s&#39;appelle la connaissance de ce que vous devez lui demander. Et cette connaissance, vous ne l&#39;avez pas encore acquise seul, sans quoi vous ne seriez pas en train de lire cet article.</p><p>L&#39;UNPI 95 est ce pont.</p><p>Spot, lui, est tr&egrave;s bien pour les fissures en fa&ccedil;ade.</p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER</em><br /><em>Avocat fiscaliste et</em> <em>Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em><br /><em>5 avenue Paul Herb&eacute;&nbsp;95200 Sarcelles</em><br /><em>09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1026" > <title>Sous-marins nucléaires et immobilier : quand l'État vous torpille en souriant</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1026</link><dc:date>2026-03-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size:24px;"><strong>Sous-marins nucl&eacute;aires et immobilier : quand l&#39;&Eacute;tat vous torpille en souriant</strong></span><br /><span style="font-size:16px;"><em>Par Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER, Avocat fiscaliste et Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></span></p><p><strong>Vous pensiez que la fiscalit&eacute; immobili&egrave;re fran&ccedil;aise &eacute;tait kafka&iuml;enne ? Attendez de d&eacute;couvrir qu&#39;elle partage exactement les m&ecirc;mes principes qu&#39;un sous-marin nucl&eacute;aire : elle avance dans les profondeurs, personne ne la voit venir, et quand elle frappe, c&#39;est d&eacute;vastateur.</strong></p><p>Permettez-moi de commencer par une confidence : j&#39;exerce depuis suffisamment longtemps pour avoir d&eacute;velopp&eacute; une admiration sinc&egrave;re, presque esth&eacute;tique, pour la cr&eacute;ativit&eacute; fiscale de l&#39;&Eacute;tat fran&ccedil;ais. Mais c&#39;est en &eacute;tudiant r&eacute;cemment les cr&eacute;dits de la Marine nationale que j&#39;ai eu ce que les Anglo-Saxons appellent un <em>epiphany moment</em>, et que nous, Fran&ccedil;ais, appelons simplement &quot;une illumination sous la douche froide&quot;.</p><p>Les faits bruts d&#39;abord : le programme Barracuda comprend six sous-marins nucl&eacute;aires d&#39;attaque de classe Suffren pour un co&ucirc;t global d&#39;environ 10 milliards d&#39;euros. Le <em>De Grasse</em>, quatri&egrave;me de la s&eacute;rie, est actuellement en phase d&#39;essais en 2026. Le budget total de la dissuasion nucl&eacute;aire fran&ccedil;aise atteignait 6,4 milliards d&#39;euros en 2024. C&#39;est admirable, n&eacute;cessaire, souverain.</p><p>Et ce sous-marin, bien entendu, ne paie pas de taxe fonci&egrave;re.</p><p>Pour une raison qui, loin de clore le d&eacute;bat, l&#39;ouvre en grand.</p><p><strong>I. LA TAUTOLOGIE FISCALE, OU LE PLUS BEAU TOUR DE PASSE-PASSE DU DROIT PUBLIC</strong></p><p>J&#39;entends d&eacute;j&agrave; le contradicteur jubiler : <em>&quot;Mais enfin Ma&icirc;tre, un sous-marin est un bien meuble, insusceptible par nature d&#39;&ecirc;tre assujetti &agrave; la taxe fonci&egrave;re !&quot;</em> Parfaitement exact. Je lui conc&egrave;de le point sans combattre.</p><p>Mais les rades, arsenaux et emprises fonci&egrave;res qui accueillent ces engins ? Des immeubles, au sens le plus classique du terme. Sauf qu&#39;ils appartiennent &agrave; l&#39;&Eacute;tat. Or l&#39;article 1394 du CGI pose une r&egrave;gle d&#39;une limpidit&eacute; tautologique absolue : <strong>les propri&eacute;t&eacute;s de l&#39;&Eacute;tat sont exon&eacute;r&eacute;es de taxe fonci&egrave;re de plein droit.</strong> Sans condition d&#39;affectation. Sans condition d&#39;usage. Parce que l&#39;&Eacute;tat est &agrave; la fois le cr&eacute;ancier et le d&eacute;biteur de l&#39;imp&ocirc;t, et qu&#39;on imagine difficilement la Direction G&eacute;n&eacute;rale des Finances Publiques &eacute;mettre un avis de taxe fonci&egrave;re &agrave; l&#39;attention de... la Direction G&eacute;n&eacute;rale des Finances Publiques.</p><p>Ce serait pourtant le spectacle le plus honn&ecirc;te que la fiscalit&eacute; fran&ccedil;aise nous ait jamais offert.</p><p><strong>La v&eacute;rit&eacute; nue : ce n&#39;est pas que l&#39;&Eacute;tat triche. C&#39;est qu&#39;il n&#39;a structurellement aucune id&eacute;e de ce que vous vivez.</strong> Il l&eacute;gif&egrave;re sur la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e depuis un Olympe d&#39;o&ugrave; la taxe fonci&egrave;re, le loyer impay&eacute; et le ravalement obligatoire sont des abstractions comptables. Il fixe vos charges, encadre vos loyers, r&eacute;glemente vos travaux avec la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; souveraine de celui qui n&#39;a jamais re&ccedil;u un avis d&#39;imposition de sa vie.</p><p>Ce n&#39;est pas de la malhonn&ecirc;tet&eacute;. C&#39;est une <strong>incompr&eacute;hension constitutive.</strong> Et c&#39;est, &agrave; mes yeux, beaucoup plus grave.</p><blockquote><p><em>Vous &ecirc;tes propri&eacute;taire bailleur dans le Val-d&#39;Oise ? Avant de lire la suite, notez ce num&eacute;ro : <strong>09 73 51 14 60</strong>. C&#39;est celui de l&#39;UNPI 95. Vous en aurez besoin.</em></p></blockquote><p><strong>II. LA TORPILLE CADASTRALE : ANATOMIE D&#39;UN TIR GROUP&Eacute;</strong></p><p>Regardons les chiffres en face, sans anesth&eacute;sie.</p><p>Sur dix ans, entre 2014 et 2024 :</p><ul>	<li>Hausse nationale de la taxe fonci&egrave;re : <strong>+37,3 %</strong></li>	<li>Hausse de l&#39;inflation sur la m&ecirc;me p&eacute;riode : <strong>+21 %</strong> environ</li>	<li>Hausse des loyers : <strong>+7,7 %</strong> seulement</li>	<li>Hausse &agrave; Paris : <strong>+88 %</strong>, port&eacute;e par la d&eacute;cision municipale de 2022</li></ul><p>En 2024, les recettes de taxe fonci&egrave;re ont atteint <strong>53,6 milliards d&#39;euros</strong>. En 2025, elles progressent encore vers <strong>55 milliards</strong>, pr&eacute;lev&eacute;s sur 33 millions de propri&eacute;taires d&eacute;tenant environ 77 millions de logements, terrains et locaux.</p><p>Un sous-marin nucl&eacute;aire a une torpille. L&#39;&Eacute;tat, lui, en a 55 milliards.</p><p><strong>Mais alors, pourquoi si peu de hausse en 2025 ? +1,7 % dans les grandes villes, quasi nulle sur les taux... est-ce le calme apr&egrave;s la temp&ecirc;te ?</strong></p><p>Non. C&#39;est le calme <strong>avant</strong> la prochaine.</p><p><strong>III. 2025, LE R&Eacute;PIT &Eacute;LECTORAL : NE VOUS Y TROMPEZ PAS</strong></p><p>Voici ce que personne ne vous dit clairement : <strong>nous sommes en ann&eacute;e pr&eacute;-&eacute;lectorale municipale.</strong> Les municipales se tiennent en 2026. Et les maires, ces &ecirc;tres pragmatiques que la d&eacute;mocratie locale a dot&eacute;s d&#39;un instinct de survie remarquable, savent depuis Machiavel qu&#39;on n&#39;augmente pas les imp&ocirc;ts locaux l&#39;ann&eacute;e o&ugrave; l&#39;on sollicite le renouvellement de son mandat.</p><p>La pause de 2025 n&#39;est pas le signe d&#39;une prise de conscience. C&#39;est une <strong>tr&ecirc;ve tactique.</strong></p><p>Posez-vous les bonnes questions :</p><ul>	<li>Les besoins de financement des collectivit&eacute;s ont-ils diminu&eacute; ? Non.</li>	<li>La dette locale a-t-elle &eacute;t&eacute; r&eacute;sorb&eacute;e ? Non.</li>	<li>Les projets d&#39;investissement ont-ils &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;s ? Non.</li>	<li>La pression sur les dotations de l&#39;&Eacute;tat s&#39;est-elle all&eacute;g&eacute;e ? Non.</li></ul><p>La tendance de fond est explosive : <strong>+37,3 % en dix ans, soit presque le double de l&#39;inflation et quatre fois la hausse des loyers.</strong> Cette tendance ne s&#39;est pas invers&eacute;e. Elle s&#39;est mise en pause. Et les &eacute;lections municipales pass&eacute;es, en 2026, la salve reprendra. Avec l&#39;app&eacute;tit de ceux qui ont su se retenir.</p><p><strong>C&#39;est maintenant qu&#39;il faut se pr&eacute;parer. Pas apr&egrave;s la prochaine torpille.</strong></p><blockquote><p><em>L&#39;UNPI 95 surveille pour vous les d&eacute;lib&eacute;rations fiscales des communes du Val-d&#39;Oise. Ne restez pas seul face &agrave; la prochaine vague : <strong>unpi95sarcelles@unpi.fr</strong></em></p></blockquote><p><strong>IV. L&#39;&Eacute;TAT L&Eacute;GISLATEUR CONTRE L&#39;&Eacute;TAT PROPRI&Eacute;TAIRE : LE MATCH TRUQU&Eacute;</strong></p><p>Il existe en droit constitutionnel un principe d&#39;&eacute;galit&eacute; devant les charges publiques, consacr&eacute; par la D&eacute;claration de 1789, abondamment cit&eacute;, rarement appliqu&eacute; l&agrave; o&ugrave; il d&eacute;rangerait vraiment.</p><p>Ce principe postule que celui qui fait la loi fiscale et celui qui la subit devraient partager une exp&eacute;rience commune de la chose impos&eacute;e. Or l&#39;&Eacute;tat s&#39;est structurellement exon&eacute;r&eacute; de l&#39;imp&ocirc;t qu&#39;il cr&eacute;e pour les autres.</p><p>Imaginez :</p><ul>	<li>Un m&eacute;decin qui prescrit des traitements dont il s&#39;est garanti par contrat de ne jamais subir les effets.</li>	<li>Un juge qui rend des d&eacute;cisions dont il est constitutionnellement immunis&eacute;.</li>	<li>Un restaurateur qui vend des plats qu&#39;il ne go&ucirc;te jamais lui-m&ecirc;me.</li></ul><p>C&#39;est exactement la position de l&#39;&Eacute;tat fran&ccedil;ais vis-&agrave;-vis de la fiscalit&eacute; immobili&egrave;re. Il encadre vos loyers <strong>sans jamais avoir eu de locataire impay&eacute;.</strong> Il impose vos plus-values <strong>sans jamais avoir vendu en perte contrainte.</strong> Il r&eacute;dige des diagnostics obligatoires dont il s&#39;exon&egrave;re et des normes &eacute;nerg&eacute;tiques dont il dispense ses propres b&acirc;timents par d&eacute;rogation administrative.</p><p>Le sous-marin, dans cette m&eacute;taphore, n&#39;est plus simplement un engin militaire. Il est le symbole parfait d&#39;un &Eacute;tat qui op&egrave;re en profondeur, hors de port&eacute;e des contraintes qu&#39;il impose &agrave; la surface, et qui remonte de temps en temps pour vous annoncer une nouvelle r&eacute;forme de la fiscalit&eacute; locative.</p><p><strong>V. L&#39;UNPI 95 : VOTRE BOU&Eacute;E DE SAUVETAGE DANS CET OC&Eacute;AN R&Eacute;GLEMENTAIRE</strong></p><p>Puisque l&#39;&Eacute;tat navigue en eaux profondes sans vous donner de scaphandre, <strong>l&#39;UNPI 95 est l&agrave; pour vous &eacute;quiper.</strong> Pour 50 euros par an, soit le prix d&#39;un d&icirc;ner en ville que la taxe fonci&egrave;re vous a d&eacute;j&agrave; rendu difficile &agrave; financer.</p><p>Concr&egrave;tement, que se passe-t-il le jour o&ugrave; vous recevez votre avis de taxe fonci&egrave;re et o&ugrave; vous sentez monter cette rage froide et parfaitement l&eacute;gitime du propri&eacute;taire qui en a assez ?</p><p>Vous nous apportez trois documents. C&#39;est tout.</p><p><strong>1. Votre avis de taxe fonci&egrave;re</strong></p><p>C&#39;est le document que vous recevez chaque automne avec la r&eacute;gularit&eacute; d&#39;une mauvaise nouvelle. Il mentionne la valeur locative brute de votre bien, la surface pond&eacute;r&eacute;e retenue, la cat&eacute;gorie cadastrale attribu&eacute;e et les taux appliqu&eacute;s par chaque collectivit&eacute;. C&#39;est l&agrave; que se cachent les erreurs, et elles sont bien plus fr&eacute;quentes qu&#39;on ne le croit.</p><p><strong>2. Votre fiche d&#39;&eacute;valuation cadastrale</strong></p><p>Formulaire H1 pour les maisons individuelles, H2 pour les appartements. Ce document est disponible sur demande aupr&egrave;s de votre centre des finances publiques ou directement dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr. C&#39;est lui qui d&eacute;crit pr&eacute;cis&eacute;ment comment l&#39;administration a caract&eacute;ris&eacute; votre bien : surface pond&eacute;r&eacute;e, cat&eacute;gorie retenue, &eacute;l&eacute;ments de confort pris en compte, d&eacute;pendances recens&eacute;es. C&#39;est la radiographie cadastrale de votre propri&eacute;t&eacute;. Et comme toute radiographie faite &agrave; la h&acirc;te il y a cinquante ans et jamais v&eacute;rifi&eacute;e depuis, elle peut comporter des anomalies.</p><p><strong>3. Tout document d&eacute;crivant votre bien tel qu&#39;il est r&eacute;ellement</strong></p><p>Acte de vente, plan, &eacute;tat des lieux, photographies si n&eacute;cessaire. L&#39;objectif est simple : comparer ce que l&#39;administration pense que vous poss&eacute;dez avec ce que vous poss&eacute;dez r&eacute;ellement. Surface surestim&eacute;e, garage compt&eacute; comme pi&egrave;ce habitable, piscine combl&eacute;e toujours au fichier, d&eacute;pendance d&eacute;molie depuis dix ans toujours impos&eacute;e. Ces &eacute;carts existent. Nous les cherchons avec vous.</p><p><strong>Ce que nous faisons ensuite</strong></p><p>Nos b&eacute;n&eacute;voles form&eacute;s examinent ces documents avec vous, identifient les anomalies &eacute;ventuelles et vous expliquent clairement ce qui peut justifier une r&eacute;clamation et ce qui ne le peut pas. Nous ne nous substituons pas &agrave; un avocat fiscaliste : ce n&#39;est ni notre r&ocirc;le ni notre vocation. En revanche, nous vous donnons les cl&eacute;s pour comprendre votre imposition, nous vous orientons vers les bons interlocuteurs administratifs, et si la situation le justifie, vers un professionnel du droit comp&eacute;tent, dont votre serviteur.</p><p>Parce qu&#39;un adh&eacute;rent inform&eacute; est un propri&eacute;taire qui ne se laisse plus torpiller sans r&eacute;agir.</p><p>Et en dehors de toute contestation, l&#39;adh&eacute;sion &agrave; l&#39;UNPI 95 c&#39;est aussi une veille permanente sur les d&eacute;lib&eacute;rations fiscales des communes du Val-d&#39;Oise, des consultations sur l&#39;ensemble de vos probl&eacute;matiques de propri&eacute;taire bailleur, et l&#39;acc&egrave;s &agrave; un r&eacute;seau de 15 000 adh&eacute;rents qui ont compris qu&#39;on est toujours plus fort group&eacute;s que seuls face &agrave; une administration.</p><p><strong>50 euros par an. Moins que la premi&egrave;re ann&eacute;e de taxe fonci&egrave;re injustifi&eacute;e non d&eacute;tect&eacute;e.</strong></p><p>? 5 avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles ? 09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78 ✉ unpi95sarcelles@unpi.fr</p><p><strong>VI. PLAIDOYER FINAL : REMONTONS CETTE FISCALIT&Eacute; &Agrave; LA SURFACE</strong></p><p>Je ne demande pas que l&#39;&Eacute;tat vende ses sous-marins pour financer un cr&eacute;dit d&#39;imp&ocirc;t sur la r&eacute;novation &eacute;nerg&eacute;tique. La dissuasion nucl&eacute;aire fran&ccedil;aise garantit la survie du pays. Je la respecte profond&eacute;ment et sans ironie.</p><p>Ce que je demande, avec la conviction tranquille de celui qui a pass&eacute; trop d&#39;heures &agrave; lire le BOFiP pour conserver une vision romantique de la chose publique, c&#39;est une v&eacute;rit&eacute; simple : <strong>on ne l&eacute;gif&egrave;re bien que sur ce qu&#39;on conna&icirc;t.</strong> Un &Eacute;tat qui n&#39;a jamais pay&eacute; de taxe fonci&egrave;re, jamais g&eacute;r&eacute; un locataire en difficult&eacute;, jamais subi un encadrement de loyer sur un bien qu&#39;il a r&eacute;nov&eacute; &agrave; ses frais, cet &Eacute;tat-l&agrave; devrait au moins avoir l&#39;humilit&eacute; d&#39;&eacute;couter ceux qui vivent quotidiennement ce qu&#39;il l&eacute;gif&egrave;re annuellement.</p><p>L&#39;UNPI r&eacute;clame la possibilit&eacute; de mettre la taxe fonci&egrave;re &agrave; la charge des locataires et plaide pour une refonte totale de cette fiscalit&eacute; manifestement injuste. Je souscris &agrave; chaque mot.</p><p>Un sous-marin nucl&eacute;aire plonge pour mieux remonter, prot&eacute;ger, dissuader. Notre fiscalit&eacute; immobili&egrave;re, elle, plonge pour rester au fond, &eacute;puiser, d&eacute;courager.</p><p><strong>Il est temps de la remonter &agrave; la surface. Avant que tous les propri&eacute;taires aient coul&eacute; avec elle. Et si vous lisez ces lignes en vous reconnaissant, vous savez d&eacute;j&agrave; ce qu&#39;il vous reste &agrave; faire.</strong></p><p><em>Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER</em> <em>Avocat fiscaliste au Barreau de Paris</em> <em>Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></p><p><em>UNPI 95, 5 avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles</em> <em>Tel : 09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78</em> <em>unpi95sarcelles@unpi.fr</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1025" > <title>Quand les commandos marine débarquent dans votre copropriété : guide de de survie immobilière</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1025</link><dc:date>2026-03-21</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size:20px;"><strong>QUAND LES COMMANDOS MARINE D&Eacute;BARQUENT DANS VOTRE COPROPRI&Eacute;T&Eacute; : GUIDE DE SURVIE IMMOBILI&Egrave;RE</strong></span><br /><span style="font-size:18px;"><em>Ou comment g&eacute;rer vos assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales avec la pr&eacute;cision tactique d&#39;un assaut amphibie</em></span><br />Par Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier, Avocat fiscaliste et Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</p><p>Chers propri&eacute;taires, chers copropri&eacute;taires,</p><p>Avouons-le : vous avez cliqu&eacute; sur cet article en pensant que j&#39;avais d&eacute;finitivement perdu la raison. &quot;Carbonnier a craqu&eacute;&quot;, vous &ecirc;tes-vous dit, &quot;il m&eacute;lange le Code civil et le Code de la d&eacute;fense, le prochain coup il nous expliquera la fiscalit&eacute; des sous-marins nucl&eacute;aires.&quot; Eh bien, d&eacute;trompez-vous. Car apr&egrave;s quinze&nbsp;ans de pratique fiscale et immobili&egrave;re, j&#39;ai acquis une certitude in&eacute;branlable : g&eacute;rer un patrimoine immobilier dans le Val-d&#39;Oise en 2025 requiert exactement les m&ecirc;mes comp&eacute;tences qu&#39;une op&eacute;ration des forces sp&eacute;ciales en territoire hostile.</p><p>Permettez-moi de vous expliquer.</p><p><strong>L&#39;INFILTRATION : LE PREMIER APPARTEMENT</strong></p><p>Un commando marine s&#39;infiltre en zodiac noir dans la mer Noire &agrave; 3h du matin. Vous, vous vous infiltrez dans le march&eacute; immobilier sarcellois avec un apport de 10% et un taux d&#39;endettement &agrave; 33%. M&ecirc;me niveau d&#39;angoisse existentielle. M&ecirc;me n&eacute;cessit&eacute; de discr&eacute;tion face &agrave; l&#39;ennemi (le vendeur qui a sur&eacute;valu&eacute; son bien de 40 000 euros parce que &quot;c&#39;est du parquet d&#39;origine, Monsieur&quot;).</p><p>La diff&eacute;rence ? Le commando a re&ccedil;u trois ans de formation &agrave; Lorient. Vous, vous avez regard&eacute; trois &eacute;pisodes de &quot;Recherche appartement ou maison&quot; sur M6. L&eacute;ger d&eacute;s&eacute;quilibre des forces.</p><p><strong>L&#39;OP&Eacute;RATION SP&Eacute;CIALE : L&#39;ASSEMBL&Eacute;E G&Eacute;N&Eacute;RALE DE COPROPRI&Eacute;T&Eacute;</strong></p><p>Parlons peu, parlons bien : une AG de copropri&eacute;t&eacute;, c&#39;est Verdun en plus sournois. Vous entrez dans cette salle polyvalente qui sent le caf&eacute; froid et les r&ecirc;ves bris&eacute;s. Madame Dupont du 3&egrave;me &eacute;tage vous attend, camoufl&eacute;e derri&egrave;re son sac Longchamp, pr&ecirc;te &agrave; d&eacute;clencher le feu nourri d&egrave;s la question du ravalement de fa&ccedil;ade.</p><p>Monsieur Lef&egrave;vre, syndic b&eacute;n&eacute;vole depuis 1987, a d&eacute;ploy&eacute; son arsenal r&eacute;glementaire : article 24 de la loi de 1965, d&eacute;cret du 17 mars 1967, jurisprudence de la Cour de cassation qu&#39;il cite par c&oelig;ur comme d&#39;autres r&eacute;citent l&#39;Iliade.</p><p>Et vous, pauvre b&eacute;otien, vous pensiez juste venir voter &quot;pour&quot; ou &quot;contre&quot; les travaux d&#39;ascenseur.</p><p>Un commando marine en mission d&#39;exfiltration en zone hostile mobilise moins de ressources strat&eacute;giques. Au moins, lui, il sait o&ugrave; est l&#39;ennemi. Vous, vous d&eacute;couvrez &agrave; 21h45 (apr&egrave;s trois heures de d&eacute;bat sur les jardini&egrave;res du hall) que votre voisin du dessous a mont&eacute; une coalition secr&egrave;te contre votre motion sur l&#39;isolation phonique.</p><p><strong>L&#39;ARMEMENT LOURD : LA FISCALIT&Eacute; IMMOBILI&Egrave;RE</strong></p><p>Abordons maintenant l&#39;artillerie lourde. Un sous-marin nucl&eacute;aire lanceur d&#39;engins transporte 16 missiles M51. Le fisc fran&ccedil;ais d&eacute;ploie, lui, 37 taxes diff&eacute;rentes applicables &agrave; l&#39;immobilier. Taxe fonci&egrave;re, IFI, pr&eacute;l&egrave;vements sociaux, contribution sur les revenus locatifs, taxe sur les logements vacants (pour punir ceux qui n&#39;arrivent pas &agrave; louer), taxe d&#39;habitation r&eacute;siduelle (pour les r&eacute;sidences secondaires, histoire de bien enfoncer le clou)...</p><p>J&#39;ai vu des chefs d&#39;entreprise aguerris, des polytechniciens chevronn&eacute;s, pleurer devant leur d&eacute;claration 2044. Pas des larmes discr&egrave;tes. De vrais sanglots de d&eacute;tresse. &quot;Ma&icirc;tre, je ne comprends pas, j&#39;ai per&ccedil;u 12 000 euros de loyers et je dois payer 8 500 euros d&#39;imp&ocirc;ts, c&#39;est math&eacute;matiquement impossible!&quot;</p><p>Si, Monsieur Durand. C&#39;est possible. C&#39;est m&ecirc;me l&#39;exploit technique dont la France peut &ecirc;tre fi&egrave;re : avoir cr&eacute;&eacute; un syst&egrave;me fiscal immobilier tellement sophistiqu&eacute; qu&#39;il viole all&egrave;grement les lois de l&#39;arithm&eacute;tique &eacute;l&eacute;mentaire.</p><p>Les commandos marine ont leur devise : &quot;Qui ose gagne&quot;. En fiscalit&eacute; immobili&egrave;re fran&ccedil;aise, la devise serait plut&ocirc;t : &quot;Qui calcule perd quand m&ecirc;me, mais au moins il comprend pourquoi.&quot;</p><p><strong>LA RECONNAISSANCE DU TERRAIN : L&#39;AUDIT AVANT ACHAT</strong></p><p>Avant d&#39;intervenir, un commando effectue une reconnaissance minutieuse. Cam&eacute;ras thermiques, &eacute;coutes, infiltration pr&eacute;alable. Vous, avant d&#39;acheter votre T3 &agrave; Cergy, vous avez fait quoi ? Ah oui. Vous avez regard&eacute; si la cuisine &eacute;tait r&eacute;cente et si le parquet craquait.</p><p>R&eacute;sultat : trois mois apr&egrave;s l&#39;acquisition, vous d&eacute;couvrez que la copropri&eacute;t&eacute; a 280 000 euros de travaux vot&eacute;s (ravalement + reprise de la toiture + mise aux normes de l&#39;ascenseur). Informations soigneusement omises par le vendeur qui a d&eacute;m&eacute;nag&eacute; &agrave; Toulouse et ne r&eacute;pond plus au t&eacute;l&eacute;phone.</p><p>Un commando marine aurait exig&eacute; les trois derniers PV d&#39;AG, le carnet d&#39;entretien, le diagnostic technique global et l&#39;&eacute;tat exact du fonds de travaux. Vous, vous avez fait confiance au sourire de l&#39;agent immobilier. Brave soldat.</p><p><strong>L&#39;EXFILTRATION D&#39;URGENCE : LA VENTE EN CATASTROPHE</strong></p><p>Parlons maintenant du moment o&ugrave; tout d&eacute;rape. Le commando subit un tir ennemi, l&#39;h&eacute;licopt&egrave;re ne peut pas atterrir, il faut improviser l&#39;exfiltration. Vous, c&#39;est le locataire qui ne paie plus depuis huit mois, la chaudi&egrave;re qui explose en d&eacute;cembre, et votre banquier qui vous annonce joyeusement que votre taux variable est pass&eacute; de 1,2% &agrave; 4,8%.</p><p>Panique &agrave; bord.</p><p>Vous voulez vendre. Vite. Maintenant. Hier si possible.</p><p>Sauf que le march&eacute; s&#39;est retourn&eacute;. Les biens qui se vendaient en 48 heures en 2021 restent d&eacute;sormais 18 mois sur les plateformes. Les acheteurs, devenus aussi rares que les licornes fiscalement optimis&eacute;es, n&eacute;gocient f&eacute;rocement.</p><p>Et l&agrave;, au moment o&ugrave; vous &ecirc;tes le plus vuln&eacute;rable, surgit une esp&egrave;ce que la biologie n&#39;a pas encore class&eacute;e : le marchand de biens opportuniste. Il vous propose 30% en dessous du prix du march&eacute; &quot;parce que bon, dans le contexte actuel, vous comprenez...&quot; Vous comprenez surtout qu&#39;il va revendre avec 80 000 euros de marge trois mois plus tard.</p><p><strong>CE QUE L&#39;UNPI 95 APPORTE DANS CETTE GUERRE IMMOBILI&Egrave;RE</strong></p><p>Face &agrave; cet arsenal de menaces, vous n&#39;&ecirc;tes pas seul. L&#39;UNPI 95, c&#39;est votre force d&#39;intervention rapide immobili&egrave;re. Votre QG strat&eacute;gique. Votre cellule de crise permanente.</p><p>Bas&eacute;s au 5 avenue Paul Herb&eacute; &agrave; Sarcelles (95200), nous sommes joignables au 09 73 51 14 60 ou 06 95 98 98 78, et par email &agrave; unpi95sarcelles@unpi.fr. Nos consultations ont lieu du lundi au vendredi de 09h &agrave; 18h.</p><p>Concr&egrave;tement, que faisons-nous pendant que vous dormez (mal) ?</p><p>Nous d&eacute;cryptons pour vous les 847 pages de la loi de finances 2025 pour identifier les trois lignes qui concernent r&eacute;ellement votre investissement locatif. Nous n&eacute;gocions avec les syndics qui d&eacute;couvrent soudainement que &quot;ah oui, effectivement, ce devis &agrave; 12 000 euros pour repeindre la cage d&#39;escalier semble peut-&ecirc;tre l&eacute;g&egrave;rement sur&eacute;valu&eacute;.&quot; Nous vous expliquons pourquoi votre locataire qui ne paie plus depuis six mois a plus de droits que vous qui remboursez religieusement votre cr&eacute;dit depuis dix ans. (Myst&egrave;re juridique fran&ccedil;ais que m&ecirc;me les constitutionnalistes chevronn&eacute;s peinent &agrave; justifier).</p><p>Nous vous formons aux r&eacute;alit&eacute;s concr&egrave;tes des assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales. Comment lire un ordre du jour sans tomber dans les pi&egrave;ges s&eacute;mantiques du syndic. Comment comprendre les devis de travaux pour d&eacute;tecter les surco&ucirc;ts aberrants (ce ravalement &agrave; 180 000 euros alors que trois entreprises s&eacute;rieuses proposent 95 000). Comment poser les bonnes questions AVANT le vote pour &eacute;viter de d&eacute;couvrir six mois plus tard que &quot;ah oui, effectivement, les honoraires du ma&icirc;tre d&#39;&oelig;uvre n&#39;&eacute;taient pas inclus dans le devis initial&quot;.</p><p>Et surtout : comment identifier les vrais enjeux derri&egrave;re le jargon. Parce qu&#39;une &quot;mise en conformit&eacute; des parties communes&quot; peut signifier 3 000 euros de peinture... ou 80 000 euros de reprise structurelle que personne n&#39;a vue venir.</p><p>Avec un grand nombre d&#39;adh&eacute;rents qui nous font confiance et un r&eacute;seau de professionnels v&eacute;rifi&eacute;s, nous offrons des r&eacute;ponses sous 48h maximum, des consultations sans rendez-vous et une hotline pour les urgences.</p><p>En clair : nous sommes le commando d&#39;&eacute;lite que vous auriez d&ucirc; recruter avant de signer chez le notaire.</p><p><strong>L&#39;&Eacute;QUIPEMENT TACTIQUE MODERNE</strong></p><p>Les commandos marine ont abandonn&eacute; le poignard de combat pour le drone de reconnaissance. Nous aussi, nous &eacute;voluons. Fini le temps o&ugrave; il fallait attendre trois semaines pour obtenir un rendez-vous avec un avocat fiscaliste qui vous facturait 300 euros pour vous dire que &quot;c&#39;est compliqu&eacute;&quot;.</p><p>Aujourd&#39;hui, nous d&eacute;ployons :</p><p>&bull; Une veille juridique permanente sur les &eacute;volutions l&eacute;gislatives (parce que le Parlement vote de nouvelles contraintes immobili&egrave;res plus vite qu&#39;un copropri&eacute;taire ne trouve des excuses pour ne pas payer ses charges)</p><p>&bull; Des informations pratiques o&ugrave; vous comprenez ENFIN pourquoi la location meubl&eacute;e change radicalement la donne fiscale. Pendant que vos voisins paient 30% &agrave; 45% d&#39;imp&ocirc;ts sur leurs loyers nus, vous, avec le statut LMNP (Loueur Meubl&eacute; Non Professionnel), vous d&eacute;ployez l&#39;arme secr&egrave;te : l&#39;amortissement comptable.</p><p>Attention, on ne parle PAS de votre cr&eacute;dit immobilier (&ccedil;a, c&#39;est l&#39;amortissement bancaire). On parle d&#39;un armement bien plus redoutable fiscalement.</p><p><strong>L&#39;analogie commando :</strong> Un zodiac militaire &agrave; 50 000 euros s&#39;use au fil des missions. L&#39;&Eacute;tat autorise donc &agrave; &quot;d&eacute;duire comptablement&quot; chaque ann&eacute;e une partie de sa valeur comme charge, m&ecirc;me si le zodiac est toujours l&agrave;, parfaitement fonctionnel. Charge fictive, d&eacute;duction r&eacute;elle.</p><p>Votre appartement, c&#39;est pareil. Sauf que vous n&#39;affrontez pas des sous-marins russes, juste des locataires qui ne referment jamais les robinets.</p><p><strong>Concr&egrave;tement :</strong> Vous achetez un T2 &agrave; 200 000 euros. En location meubl&eacute;e, vous d&eacute;duisez 7&nbsp;000 &agrave; 8&nbsp;000 euros par an pendant 15 &agrave; 20&nbsp;ans. Vous ne sortez PAS un centime de poche, mais fiscalement, c&#39;est une VRAIE d&eacute;duction.</p><p>R&eacute;sultat : un bien qui g&eacute;n&egrave;re 15 000 euros de loyers affiche un b&eacute;n&eacute;fice imposable de... z&eacute;ro euro. Vous encaissez tout. Vous ne payez RIEN au fisc. L&eacute;galement.</p><p>Ajoutez vos frais r&eacute;els d&eacute;ductibles (taxe fonci&egrave;re, charges, int&eacute;r&ecirc;ts, travaux) sans plafonnement, et vous disposez d&#39;un arsenal que 90% des propri&eacute;taires ignorent.</p><p>Je vois r&eacute;guli&egrave;rement des propri&eacute;taires pleurer dans mon bureau quand ils r&eacute;alisent qu&#39;ils auraient pu &eacute;conomiser 60 000, 80 000, parfois 100 000 euros sur dix ans. Dix ans &agrave; payer plein pot alors que l&#39;arme fiscale existait, charg&eacute;e, pr&ecirc;te &agrave; l&#39;emploi.</p><p>Nous vous expliquons comment basculer en meubl&eacute; (possible m&ecirc;me sur un bail en cours), quel mobilier installer (liste officielle aussi pr&eacute;cise qu&#39;un inventaire de commando avant mission), et surtout : comment &eacute;viter les mines antipersonnel fiscales qui transforment votre optimisation en redressement d&eacute;vastateur.</p><p>Parce qu&#39;en fiscalit&eacute; comme en op&eacute;rations sp&eacute;ciales, ce n&#39;est pas celui qui a le plus gros budget qui gagne. C&#39;est celui qui ma&icirc;trise son &eacute;quipement.</p><p>&bull; Un r&eacute;seau d&#39;experts (notaires, diagnostiqueurs, artisans) qui ne vous prennent pas pour un distributeur automatique de billets</p><p>&bull; Une assistance juridique qui vous &eacute;vite de signer ce bail commercial &agrave; 9 ans ferme avec option d&#39;achat obligatoire (oui, j&#39;ai vraiment vu &ccedil;a)</p><p><strong>L&#39;OP&Eacute;RATION &quot;SURVIE FISCALE 2025&quot;</strong></p><p>Abordons maintenant le sujet qui f&acirc;che : la fiscalit&eacute; immobili&egrave;re cette ann&eacute;e fait ressembler la bataille de Verdun &agrave; une partie de Scrabble entre grands-parents bienveillants.</p><p>Le gouvernement a d&eacute;couvert que les propri&eacute;taires immobiliers constituaient une manne fiscale in&eacute;puisable. Pourquoi ? Parce qu&#39;un appartement, contrairement &agrave; un compte bancaire aux Bahamas, ne peut pas &ecirc;tre facilement d&eacute;localis&eacute;.</p><p>R&eacute;sultat : nous sommes devenus la vache &agrave; lait officielle de la R&eacute;publique. Taxe fonci&egrave;re en hausse de 28% en moyenne sur trois ans (certaines communes ont explos&eacute; tous les records). R&eacute;vision des valeurs locatives cadastrales qui transforme votre studio sarcellois en palace mon&eacute;gasque (fiscalement parlant). Limitation du d&eacute;ficit foncier qui vous emp&ecirc;che de d&eacute;duire vos travaux r&eacute;els.</p><p>Et le clou du spectacle : la r&eacute;forme annonc&eacute;e de l&#39;IFI qui va probablement inclure la r&eacute;sidence principale dans le calcul. Parce qu&#39;apr&egrave;s tout, pourquoi les gens qui ont eu le culot d&#39;acheter leur logement devraient-ils &ecirc;tre &eacute;pargn&eacute;s ?</p><p>Un commando marine face &agrave; une telle situation d&eacute;clencherait imm&eacute;diatement le protocole d&#39;&eacute;vacuation d&#39;urgence. Nous, on fait quoi ? On optimise. On restructure. On joue avec les dispositifs existants (Pinel, Denormandie, d&eacute;ficit foncier classique, statut LMNP) comme un joueur d&#39;&eacute;checs en finale de championnat du monde.</p><p><strong>LE RETOUR D&#39;EXP&Eacute;RIENCE</strong></p><p>Apr&egrave;s cette op&eacute;ration de haute intensit&eacute; qu&#39;est l&#39;investissement immobilier en 2025, quelle est la le&ccedil;on ?</p><p>Simple : dans un environnement hostile (fiscalit&eacute; carnivore, march&eacute; erratique, r&eacute;glementation changeante, voisins impr&eacute;visibles), la pr&eacute;paration est tout. L&#39;improvisation tue. L&#39;ignorance co&ucirc;te cher. Tr&egrave;s cher.</p><p>Un commando ne part jamais en mission sans briefing complet, &eacute;quipement v&eacute;rifi&eacute; et plan B (voire plan C et D). Vous ne devriez jamais investir dans l&#39;immobilier sans conseil juridique, analyse fiscale approfondie et strat&eacute;gie de sortie claire.</p><p>La diff&eacute;rence entre un propri&eacute;taire qui prosp&egrave;re et un propri&eacute;taire qui survit &agrave; peine ? La m&ecirc;me qu&#39;entre un commando d&#39;&eacute;lite et une recrue qui a s&eacute;ch&eacute; l&#39;entra&icirc;nement : la formation, l&#39;exp&eacute;rience, et surtout l&#39;accompagnement par ceux qui ma&icirc;trisent le terrain.</p><p><strong>CONCLUSION (OU DEBRIEFING POST-OP&Eacute;RATIONNELLE)</strong></p><p>G&eacute;rer un patrimoine immobilier en 2025, c&#39;est combiner les comp&eacute;tences d&#39;un fiscaliste, d&#39;un juriste, d&#39;un psychologue (pour les AG), d&#39;un n&eacute;gociateur (pour les locataires), d&#39;un strat&egrave;ge (pour le march&eacute;) et d&#39;un moine bouddhiste (pour la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; face &agrave; l&#39;absurde).</p><p>Les commandos marine mettent trois ans &agrave; former un op&eacute;rateur. Vous, vous avez environ trois semaines entre la signature du compromis et l&#39;acte authentique pour devenir expert en tout.</p><p>Heureusement, l&#39;UNPI 95 existe. Nous sommes l&agrave; pour transformer votre parcours du combattant immobilier en op&eacute;ration ma&icirc;tris&eacute;e. Nous ne promettons pas de faire de vous un commando (nous ne sommes pas habilit&eacute;s &agrave; distribuer des zodiacs), mais nous garantissons de vous &eacute;viter les mines antipersonnel fiscales et les embuscades r&eacute;glementaires.</p><p>Alors, avant votre prochain investissement, avant votre prochaine AG cauchemardesque, avant de signer quoi que ce soit qui engage votre patrimoine, passez nous voir. 5 avenue Paul Herb&eacute; &agrave; Sarcelles. Consultations du lundi au vendredi de 09h &agrave; 18h. 09 73 51 14 60. unpi95sarcelles@unpi.fr.</p><p>Parce qu&#39;en immobilier comme en op&eacute;rations sp&eacute;ciales, la devise reste la m&ecirc;me : &quot;Qui ose gagne.&quot;</p><p>&Agrave; condition d&#39;oser intelligemment. Avec les bonnes cartes. Et le bon commandement.</p><p>Qui ose gagne. Qui se forme gagne mieux. Qui adh&egrave;re &agrave; l&#39;UNPI 95 gagne avec un avocat fiscaliste dans son escouade.</p><p><strong>Ma&icirc;tre Thomas Carbonnier</strong> Avocat fiscaliste Pr&eacute;sident UNPI 95 <em>&quot;Parce que votre patrimoine m&eacute;rite mieux qu&#39;une op&eacute;ration kamikaze&quot;</em></p><p><strong>P.S. :</strong> Avis &agrave; la Marine nationale, aux commandos Hubert, Jaubert et Tr&eacute;pel : si vous souhaitez un d&eacute;briefing tactique sur les assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales du Val-d&#39;Oise, nos lignes sont ouvertes. 09 73 51 14 60. Nous acceptons m&ecirc;me les communications crypt&eacute;es depuis un zodiac.</p><p>Soyons honn&ecirc;tes : entre neutraliser une menace en mer Noire et g&eacute;rer une AG de copropri&eacute;t&eacute; sarcelloise un mardi soir, je sais quelle mission vous para&icirc;trait la plus p&eacute;rilleuse.</p><p>Nous n&#39;attendons pas vraiment votre appel. Mais si un amiral s&#39;ennuie un jeudi apr&egrave;s-midi, l&#39;offre tient.</p><p>En revanche, vous, propri&eacute;taires submerg&eacute;s par la fiscalit&eacute;, copropri&eacute;taires au bord de la crise de nerfs, investisseurs perdus dans le maquis r&eacute;glementaire : appelez. Vraiment. Vous, on vous attend. Et on d&eacute;croche.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1024" > <title>Quand votre locataire fait partie d'une entreprise... criminelle</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1024</link><dc:date>2026-03-20</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size:24px;"><strong>Quand votre locataire fait partie d&#39;une entreprise... criminelle</strong></span><br /><span style="font-size:20px;"><em>Spoiler : l&#39;expulsion prend plus de temps qu&#39;un braquage de la Brink&#39;s</em></span><br /><span style="font-size:16px;"><em>Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER, Avocat fiscaliste et Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></span></p><p>Chers propri&eacute;taires, confr&egrave;res et amateurs de frissons fiscaux,</p><p>Permettez-moi de commencer par une confession : au cours des quinze derni&egrave;res ann&eacute;es, j&#39;ai crois&eacute; des montages financiers plus tordus que la comptabilit&eacute; d&#39;Escobar. Mais franchement ? Le crime organis&eacute; aurait tout &agrave; apprendre de nos locataires ind&eacute;licats. Parce que pendant qu&#39;Al Capone finissait derri&egrave;re les barreaux pour fraude fiscale, nos squatteurs professionnels, eux, b&eacute;n&eacute;ficient d&#39;une tr&ecirc;ve hivernale, d&#39;un pr&eacute;avis de 48 mois et de l&#39;empathie m&eacute;diatique.</p><p>La mafia sicilienne avait l&#39;omerta. Nos locataires ont mieux : le droit au maintien dans les lieux. Don Corleone r&ecirc;vait de blanchir son argent ? Nos mauvais payeurs excellent dans l&#39;art de <em>noircir</em> leur dossier tout en restant parfaitement l&eacute;gaux. Huit mois d&#39;impay&eacute;s, trois proc&eacute;dures, un constat d&#39;huissier &agrave; 800 euros, et au final... vous &ecirc;tes pri&eacute; d&#39;attendre le printemps. Parce que oui, m&ecirc;me la justice a ses vacances d&#39;hiver.</p><p><strong>La French Connection immobili&egrave;re</strong></p><p>Parlons chiffres, voulez-vous ? Un r&eacute;seau criminel classique g&eacute;n&egrave;re environ 2 &agrave; 5% de blanchiment d&#39;argent par transaction. Un propri&eacute;taire victime de loyers impay&eacute;s ? Il perd en moyenne 30% du loyer annuel entre proc&eacute;dures, d&eacute;gradations et vacance locative. Faites le calcul : proportionnellement, vous &ecirc;tes <em>plus rentable</em> pour les escrocs qu&#39;un casino de Las Vegas pour les Yakuzas.</p><p>Les grands parrains de la mafia russe, comme Alimzhan Tokhtakhounov dit &quot;le Ta&iuml;wanais&quot;, Leonid &quot;Macintosh&quot; Bilounov ou Vitaly Diomotchka, avaient au moins un code d&#39;honneur. Nos d&eacute;linquants locatifs, eux, n&#39;ont que le Code civil. Et croyez-moi, c&#39;est bien plus redoutable. Le Ta&iuml;wanais &eacute;tait recherch&eacute; par Interpol ? Nos mauvais payeurs sont <em>prot&eacute;g&eacute;s</em> par la loi fran&ccedil;aise. Macintosh a fini retir&eacute; &agrave; Cannes en finan&ccedil;ant l&#39;&eacute;glise orthodoxe ? Nos fraudeurs finissent relog&eacute;s en HLM, financ&eacute;s par vos imp&ocirc;ts. Diomotchka s&#39;est recycl&eacute; dans le cin&eacute;ma ? Nos professionnels de l&#39;impay&eacute;, eux, restent dans l&#39;immobilier. C&#39;est plus lucratif.</p><p>La diff&eacute;rence ? Les cartels op&egrave;rent dans l&#39;ill&eacute;galit&eacute;. Nos d&eacute;linquants locatifs agissent sous couvert du Code civil. Ils ont m&ecirc;me un avocat commis d&#39;office (pay&eacute; par vos imp&ocirc;ts, soit dit en passant). Le trafiquant risque la prison. Le mauvais locataire risque... un d&eacute;m&eacute;nagement gratuit financ&eacute; par le d&eacute;partement.</p><p>Et pendant ce temps, vous, propri&eacute;taire, vous &ecirc;tes le m&eacute;chant de service. Vous r&eacute;clamez votre d&ucirc; ? Vous &ecirc;tes un &quot;marchand de sommeil&quot;. Vous voulez r&eacute;cup&eacute;rer votre bien ? Un &quot;sp&eacute;culateur sans c&oelig;ur&quot;. Tentez une n&eacute;gociation muscl&eacute;e et hop, garde &agrave; vue pour tentative d&#39;intimidation. Les parrains de la drogue auraient &eacute;t&eacute; jaloux d&#39;une telle impunit&eacute; l&eacute;gale.</p><p><strong>L&#39;UNPI 95 : votre bouclier anti-racket locatif</strong></p><p>Face &agrave; cette criminalit&eacute; en col blanc (ou en surv&ecirc;tement, selon les quartiers), l&#39;UNPI 95 n&#39;est pas qu&#39;une association. C&#39;est votre <em>task force</em> immobili&egrave;re. Pendant que la DGSI traque les terroristes, nous, nous tra&ccedil;ons vos cr&eacute;ances. Gratuitement. Efficacement. Sans sommation pr&eacute;alable.</p><p>Notre si&egrave;ge social est situ&eacute; au 5 avenue Paul Herb&eacute; &agrave; Sarcelles, joignable au 09 73 51 14 60 ou au 06 95 98 98 78. Consultations du lundi au vendredi de 09h00 &agrave; 18h, parce que la d&eacute;fense de vos droits ne prend pas de pause d&eacute;jeuner prolong&eacute;e.</p><p>Ce que nous offrons ? Une expertise juridique pointue (je suis fiscaliste, je <em>vis</em> dans le Code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts comme d&#39;autres dans GTA). Un r&eacute;seau de professionnels v&eacute;rifi&eacute;s pour &eacute;viter que votre plombier devienne votre prochain cauchemar judiciaire. Et surtout, cette chose rare dans notre m&eacute;tier : des r&eacute;ponses claires. Pas de &quot;&ccedil;a d&eacute;pend&quot;, pas de &quot;normalement&quot;, pas de &quot;sous r&eacute;serve de&quot;. Juste du concret. Du pragmatique. De l&#39;efficace.</p><p>L&#39;UNPI 95 vous accompagne avec 15 000 adh&eacute;rents qui nous font confiance, des r&eacute;ponses sous 48h maximum et un suivi de vos dossiers dans la dur&eacute;e. Parce que votre situation m&eacute;rite mieux qu&#39;un rendez-vous dans six mois et un mail automatique.</p><p><strong>Le blanchiment... de votre patrimoine</strong></p><p>Ironie du sort : pendant que Tracfin surveille les flux suspects, personne ne surveille le pillage organis&eacute; du patrimoine priv&eacute;. Un investisseur immobilier moyen perd plus d&#39;argent en cinq ans de location classique qu&#39;un trafiquant mal organis&eacute; en coca&iuml;ne coup&eacute;e.</p><p>La solution ? Appliquer les m&eacute;thodes des <em>Vory v zakone</em>, les &quot;voleurs dans la loi&quot; russes... mais l&eacute;galement. Organisation militaire. Tra&ccedil;abilit&eacute; impeccable. Z&eacute;ro sentiment. Tout par &eacute;crit. Huissier au moindre retard. Clause r&eacute;solutoire activ&eacute;e comme un fusil &agrave; pompe. Et surtout : ne jamais, <em>jamais</em> faire confiance &agrave; un &quot;je vous paie la semaine prochaine, promis&quot;.</p><p>Parce que si Tony Montana avait raison sur un point, c&#39;est celui-l&agrave; : &quot;In this country, you gotta make the money first&quot;. Dans l&#39;immobilier, traduisez : &quot;Encaissez d&#39;abord, compatissez ensuite&quot;. Si tant est que &quot;ensuite&quot; arrive un jour.</p><p><strong>L&#39;omerta bris&eacute;e</strong></p><p>Alors oui, cet article fera grincer des dents. Les associations de locataires vont hurler au populisme. Les bien-pensants vont invoquer la crise du logement. Et quelques confr&egrave;res vont me traiter d&#39;extr&eacute;miste de la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e.</p><p>Qu&#39;ils viennent d&eacute;fendre <em>gratuitement</em> un propri&eacute;taire ruin&eacute; par trois ans de proc&eacute;dure. Qu&#39;ils expliquent &agrave; cette retrait&eacute;e de Sarcelles pourquoi son T3, seule source de revenus, est squatt&eacute; par un &quot;couple en d&eacute;tresse&quot; qui roule en BMW. Qu&#39;ils justifient pourquoi le Code civil prot&egrave;ge davantage un occupant sans titre qu&#39;un propri&eacute;taire avec acte notari&eacute;.</p><p>Le crime organis&eacute;, ce n&#39;est pas toujours des Kalachnikovs et des kilos de cannabis. Parfois, c&#39;est juste un bail non respect&eacute;, un pr&eacute;avis ignor&eacute; et un syst&egrave;me judiciaire qui pr&eacute;f&egrave;re prot&eacute;ger les apparences plut&ocirc;t que le droit.</p><p><strong>Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER</strong><br />Avocat fiscaliste<br />Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95<br /><em>&quot;Parce que votre patrimoine m&eacute;rite mieux qu&#39;une prise d&#39;otage l&eacute;gale&quot;</em></p><p><em>Pour toute consultation, rendez-vous au 5 avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles. T&eacute;l&eacute;phone : 09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78. Email : unpi95sarcelles@unpi.fr</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1023" > <title>L'Immobilier, c'est du Grand Opéra. Et vous en êtes le ténor qu'on siffle</title> <link>https://95sarcelles.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=1023</link><dc:date>2026-03-16</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size:26px;">L&#39;Immobilier, c&#39;est du Grand Op&eacute;ra. Et vous en &ecirc;tes le t&eacute;nor qu&#39;on siffle</span><br /><span style="font-size:18px;"><em>Ma&icirc;tre Thomas CARBONNIER,&nbsp;Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></span></p><p>&Agrave; l&#39;op&eacute;ra, les personnages crient, pleurent, perdent tout et meurent en beaut&eacute;. Dans l&#39;immobilier fran&ccedil;ais, c&#39;est pareil. Sauf que personne ne chante.</p><p>Permettez-moi de vous confier quelque chose que l&#39;on n&#39;ose plus dire dans les d&icirc;ners en ville : &ecirc;tre propri&eacute;taire bailleur en France en 2026, c&#39;est exactement comme assister &agrave; un op&eacute;ra de Wagner. C&#39;est long, c&#39;est douloureux, personne ne comprend les paroles, et &agrave; la fin, tout le monde est mort. Sauf le fisc, qui ressort ragaillardi, les poches pleines, sifflotant gaiement.</p><p>Oui, je caricature. &Agrave; peine.</p><h3><strong>Acte I : Le coup de foudre (alias l&#39;achat)</strong></h3><p>&Agrave; l&#39;op&eacute;ra, l&#39;acte I c&#39;est toujours pareil : deux personnages se rencontrent, tombent &eacute;perdument amoureux, et le public se dit &quot;&ccedil;a va mal finir&quot;. Dans l&#39;immobilier, c&#39;est identique. Vous visitez un appartement un mardi matin ensoleill&eacute;, le agent immobilier a mis du caf&eacute; en route, la lumi&egrave;re entre en biais par une fen&ecirc;tre, et vous signez un compromis dans un &eacute;tat second qui &eacute;voque cliniquement le coup de soleil. Vous rentrez chez vous convaincu d&#39;avoir fait l&#39;affaire du si&egrave;cle. Votre notaire, lui, a d&eacute;j&agrave; cette t&ecirc;te que font les personnages d&#39;op&eacute;ra &agrave; la fin du premier acte, quand ils savent ce que le spectateur ne sait pas encore.</p><p>Trois semaines plus tard, le diagnostic amiante arrive. Puis le PV d&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale r&eacute;v&eacute;lant que la toiture doit &ecirc;tre refaite pour 47 000 euros. Puis votre banquier qui rappelle pour &eacute;voquer &quot;quelques ajustements sur le taux&quot;. Le rideau tombe sur l&#39;acte I dans un silence lourd de sens.</p><h3><strong>Acte II : Le duo fiscalit&eacute;-r&eacute;glementation, ou comment chanter faux &agrave; quatre mains</strong></h3><p>&Agrave; l&#39;op&eacute;ra, le duo c&#39;est le moment o&ugrave; deux personnages chantent simultan&eacute;ment des choses parfaitement contradictoires en se regardant dans les yeux avec une intensit&eacute; dramatique totale. Le l&eacute;gislateur fran&ccedil;ais a visiblement beaucoup d&#39;oreille.</p><p>D&#39;un c&ocirc;t&eacute;, l&#39;&Eacute;tat vous chante : &quot;Investissez dans la pierre, constituez votre patrimoine, pr&eacute;parez votre retraite, devenez propri&eacute;taire, la France a besoin de bailleurs priv&eacute;s.&quot; Grand air, cuivres, tr&eacute;molos, frissons dans le dos. De l&#39;autre c&ocirc;t&eacute;, la m&ecirc;me bouche vous souffle simultan&eacute;ment : taxe fonci&egrave;re augment&eacute;e de 60% dans certaines communes, DPE qui classe votre bien F comme si vous louiez une grotte pr&eacute;historique, plafonnement des loyers, tr&ecirc;ve hivernale de novembre &agrave; mars, pr&eacute;l&egrave;vements sociaux &agrave; 17,2%, et un formulaire 2044 que m&ecirc;me les gens qui l&#39;ont con&ccedil;u ne savent pas remplir seuls.</p><p>C&#39;est exactement &ccedil;a, l&#39;op&eacute;ra : magnifique en th&eacute;orie, incompr&eacute;hensible en pratique, et quelqu&#39;un finit toujours par tomber.</p><h3><strong>Acte III : L&#39;air de la nappe phr&eacute;atique, ou l&#39;anecdote qui devrait vous r&eacute;concilier avec tout</strong></h3><p>Arr&ecirc;tons-nous ici, car l&#39;histoire nous offre un moment de gr&acirc;ce pure, un de ces r&eacute;cits vrais qui valent tous les discours.</p><p>Nous sommes en 1861. Napol&eacute;on III veut son grand op&eacute;ra. Haussmann d&eacute;signe un terrain. Charles Garnier, l&#39;architecte, ouvre les plans et d&eacute;couvre qu&#39;on lui a attribu&eacute; un terrain en losange, dissym&eacute;trique, en zone mar&eacute;cageuse, entour&eacute; de b&acirc;timents qu&#39;on n&#39;a pas fini de construire et dont il ne conna&icirc;t pas encore la hauteur d&eacute;finitive. En langage de notaire contemporain : vice cach&eacute;, servitude non d&eacute;clar&eacute;e, et voisinage incertain. Bienvenue.</p><p>Les ouvriers commencent &agrave; creuser. Ils tombent sur une nappe phr&eacute;atique souterraine aliment&eacute;e par des ruisseaux descendant de M&eacute;nilmontant. Pendant huit mois, des pompes &agrave; vapeur tournent jour et nuit pour ass&eacute;cher le sous-sol. Garnier fait couler un immense r&eacute;servoir de b&eacute;ton pour stabiliser l&#39;ensemble, qui deviendra par la suite le fameux &quot;lac souterrain&quot; de l&#39;Op&eacute;ra, celui qui a inspir&eacute; Gaston Leroux pour le Fant&ocirc;me. Les voisins, pendant ce temps, construisent leurs immeubles plus vite et plus hauts que pr&eacute;vu. Garnier doit revoir toute sa fa&ccedil;ade en urgence et ajouter un &eacute;tage suppl&eacute;mentaire pour que son b&acirc;timent ne soit pas &eacute;cras&eacute;. Budget initial : quinze millions de francs. Budget final : trente-six millions. Le double, donc. Ce qui s&#39;appelle, en termes techniques, un devis de plombier.</p><p>Et le chef-d&#39;oeuvre absolu : &agrave; l&#39;inauguration en janvier 1875, Garnier, jug&eacute; trop li&eacute; au Second Empire, doit payer sa propre place. Dans une loge de seconde classe. L&#39;architecte du plus bel op&eacute;ra du monde regarde son oeuvre depuis les mauvaises places, sans avoir &eacute;t&eacute; invit&eacute;.</p><p>Si cette image ne vous &eacute;voque pas instantan&eacute;ment votre derni&egrave;re assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de copropri&eacute;t&eacute; o&ugrave; vous &ecirc;tes propri&eacute;taire depuis vingt ans et o&ugrave; un nouveau venu de six mois vous explique comment g&eacute;rer l&#39;immeuble, c&#39;est que vous avez une patience qui force l&#39;admiration.</p><p>Garnier a construit sur un mar&eacute;cage, sur un terrain en losange, avec un budget qui a doubl&eacute;, des voisins impr&eacute;visibles et sans carton d&#39;invitation &agrave; sa propre inauguration. Il a quand m&ecirc;me b&acirc;ti le plus bel op&eacute;ra du monde. Notez-le. On y reviendra.</p><h3><strong>Acte IV : Le r&eacute;citatif de la vacance locative</strong></h3><p>Rien ne ressemble davantage &agrave; un appartement vide entre deux locataires qu&#39;un op&eacute;ra entre deux actes : tout est suspendu, les lumi&egrave;res sont &eacute;teintes, &ccedil;a co&ucirc;te cher &agrave; maintenir, et les gens dans le couloir ont l&#39;air vaguement m&eacute;contents.</p><p>Vous continuez de payer le cr&eacute;dit. Vous continuez de payer la taxe fonci&egrave;re. Vous continuez de payer l&#39;assurance. Votre appartement, lui, regarde le plafond d&#39;un air existentiel et ne produit strictement rien, comme un com&eacute;dien en r&eacute;p&eacute;tition g&eacute;n&eacute;rale qui ne joue pas encore mais dont on paie d&eacute;j&agrave; le cachet. Ce moment o&ugrave; vous ouvrez votre application bancaire un vendredi soir et o&ugrave; vous regardez les d&eacute;bits d&eacute;filer avec la m&ecirc;me r&eacute;signation sereine qu&#39;un spectateur de Wagner attendant la fin du troisi&egrave;me acte, c&#39;est la vacance locative. Douloureuse, silencieuse, et fiscalement r&eacute;cup&eacute;rable si vous savez comment.</p><h3><strong>Entracte : Ce que l&#39;UNPI 95 fait pendant que vous perdez pied</strong></h3><p>Dans ce grand th&eacute;&acirc;tre du d&eacute;sastre r&eacute;glementaire, il faut bien que quelqu&#39;un reste sobre dans les coulisses. C&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment le r&ocirc;le de l&#39;UNPI 95, Union Nationale de la Propri&eacute;t&eacute; Immobili&egrave;re du Val-d&#39;Oise, dont j&#39;ai l&#39;honneur d&#39;assumer la pr&eacute;sidence.</p><p>L&#39;UNPI 95, concr&egrave;tement, c&#39;est votre souffleur dans la fosse : celui qui vous glisse la bonne r&eacute;plique quand vous avez tout oubli&eacute; face au locataire mauvais payeur, &agrave; l&#39;administration fiscale en verve ou &agrave; l&#39;artisan qui vous annonce qu&#39;il &quot;a trouv&eacute; un truc&quot; en ouvrant le mur. Consultations juridiques gratuites pour les adh&eacute;rents, conseils personnalis&eacute;s en gestion locative, accompagnement fiscal, d&eacute;fense de vos droits dans un environnement l&eacute;gal qui, disons-le clairement, n&#39;a pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;u pour vous simplifier la vie. Que vous soyez primo-bailleur &agrave; Sarcelles ou investisseur chevronn&eacute; entre Cergy et Pontoise, l&#39;UNPI 95 transforme le kafka&iuml;en en compr&eacute;hensible et le catastrophique en g&eacute;rable.</p><p>Adh&eacute;rer &agrave; l&#39;UNPI 95, c&#39;est refuser d&#39;improviser seul dans une pi&egrave;ce &eacute;crite par d&#39;autres.</p><p><strong>UNPI 95 : 5 avenue Paul Herb&eacute;, 95200 Sarcelles. T&eacute;l. : 09 73 51 14 60 / 06 95 98 98 78</strong></p><h3><strong>Acte V et dernier : Le triomphe est possible, &agrave; condition de conna&icirc;tre la partition</strong></h3><p>La fiscalit&eacute; immobili&egrave;re est complexe, certes, mais elle est navigable. Le statut de loueur meubl&eacute; non professionnel, les r&eacute;gimes micro et r&eacute;el, le d&eacute;membrement, la SCI &agrave; l&#39;IS ou &agrave; l&#39;IR, la d&eacute;duction des travaux d&#39;&eacute;conomie d&#39;&eacute;nergie : autant d&#39;outils qui, ma&icirc;tris&eacute;s, transforment votre studio en d&eacute;route en strat&eacute;gie patrimoniale solide. La diff&eacute;rence entre le propri&eacute;taire qui souffre et celui qui prosp&egrave;re, ce n&#39;est pas la chance. C&#39;est la connaissance de la partition.</p><p>Garnier a construit sur un mar&eacute;cage. Il n&#39;avait pas le bon terrain, pas le bon budget, pas les bonnes places &agrave; l&#39;inauguration. Il avait la ma&icirc;trise, la m&eacute;thode, et il a refus&eacute; de se laisser enterrer par les circonstances, y compris au sens litt&eacute;ral puisque les circonstances, elles, &eacute;taient sous six m&egrave;tres d&#39;eau.</p><p>Vous avez le DPE, la taxe fonci&egrave;re, le locataire qui ne r&eacute;pond plus aux SMS et le syndic qui convoque une r&eacute;union un mercredi &agrave; 14h comme si tout le monde &eacute;tait retrait&eacute;. Vous pouvez quand m&ecirc;me b&acirc;tir quelque chose de solide.</p><p>Le rideau peut tomber sur un beau tableau. &Agrave; condition de ne pas jouer sa partition seul, sans r&eacute;p&eacute;titions, face &agrave; un orchestre qui improvise.</p><p><em>Bravo. Ou plut&ocirc;t : bis.</em></p><p><span style="font-size:16px;"><em>Thomas Carbonnier, Avocat fiscaliste, Pr&eacute;sident de l&#39;UNPI 95</em></span></p>]]></description></item></rdf:RDF>